Exposition MEDUSA, Bijoux et tabous

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente MEDUSA, une exposition portant un regard contemporain et inédit sur le bijou, qui révèle certains tabous.

Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Objet au statut ambigu, à mi-chemin entre parure et sculpture, il reste l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes et universelles bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une œuvre d’art. Il est en effet souvent perçu comme trop près du corps, trop féminin, précieux, ornemental, ou primitif. Mais il doit aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains d’avoir été réinventé, transformé et éloigné de ses propres traditions.

Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière
Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière

MEDUSA entend interroger les frontières traditionnelles de l’art, en reconsidérant, avec la complicité des artistes, les questions de l’artisanat, du décoratif, de la mode, de la culture pop.

L’exposition réunit plus de 400 bijoux : réalisés par des artistes (Anni Albers, Man Ray, Meret Oppenheim, Alexander Calder, Louise Bourgeois, Lucio Fontana, Niki de Saint Phalle, Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Danny McDonald, Sylvie Auvray…), des bijoutiers d’avant-garde et de designers (René Lalique, Suzanne Belperron, Line Vautrin, Art Smith, Tony Duquette, Bless, Nervous System…), mais aussi des bijoutiers contemporains (Gijs Bakker, Otto Künzli, Karl Fristch, Dorothea Prühl, Seulgi Kwon, Sophie Hanagarth…) ou encore des joailliers (Cartier, Van Cleef & Arpels, Victoire de Castellane, Buccellati…), ainsi que des pièces anonymes, plus anciennes ou non-occidentales (de la Préhistoire, du Moyen-Age, des bijoux amérindiens, du punk et du rap au bijou fantaisie…).

Photographie d'Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)
Photographie d’Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)

Ces pièces, connues et méconnues, uniques, multiples, faites à la main, industriellement, ou par ordinateur, mélangent des esthétiques raffinées, artisanales, amateures, ou au contraire futuristes. Elles vont parfois bien au-delà du bijou et n’hésitent pas à explorer des usages inhabituels.

Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968 platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants taille brillant et baguette pour un poids total de 178,21 carats, eux émeraudes de forme poire (yeux), émail vert, rouge et noir
Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968
platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants pour un poids total de 178,21 carats, émeraudes, émail vert, rouge et noir

L’exposition s’articule autour de quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Chaque section part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire, et révéler, in fine, la force subversive et performative qui les sous-tend.

Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.
Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.

Une quinzaine d’installations d’artistes contemporains (Mike Kelley, Leonor Antunes, Jean-Marie Appriou, Atelier EB, Liz Craft…) rythme le parcours en écho avec les sections de l’exposition. Les œuvres présentées questionnent les problématiques du décor, et de l’ornement et ancrent notre relation au bijou dans un rapport élargi au corps et au monde.

Jusqu’au 5 novembre 2017.

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 Avenue du Président Wilson 75116 Paris Tel. 01 53 67 40 00 www.mam.paris.fr

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

© Photo : Robin Hill

© Estate of Evelyn Hofer © 2017 Calder Foundation New-York / ADAGP, Paris 2017

© Cartier,  Photo : Nick Welsh, Cartier Collection

© DR

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Des Grands Moghols aux Maharajahs… Les joyaux de la collection Al Thani au Grand Palais

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Pour la première fois en France, est exposée la collection inouïe de bijoux indiens de Son Altesse Cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani. Cette collection exceptionnelle et spectaculaire retrace cinq siècles de joyaux indiens : trésors royaux, gemmes d’exception, joyaux dynastiques, objets de cérémonie, ou bien encore, ornements de turbans.

L'Agra, diamant rose de 28,15 carats, Inde, avant 1536
L’Agra, diamant rose de 28,15 carats, Inde, avant 1536
Collier en or émaillé, diamants et perles. 26.5cm de long, Inde, 1800-1850
Collier en or émaillé, diamants et perles, Inde, 1800-1850

L’exposition réunit 300 pièces historiques et parfois inestimables. Sobres ou extraordinairement extravagantes, elles ouvrent un univers merveilleux, celui du bijou indien, de la période moghole (1526) à nos jours.

Ornement de turban L'Oeil du Tigre, en platine et diamants, 1937.
Ornement de turban L’Oeil du Tigre, en platine et diamants, 1937

L’Inde est le berceau de l’Histoire du diamant. Du VIIIème siècle avant J.C.  jusqu’au XVIIIème siècle, Golconde, situé à 8km à l’ouest d’Hyderabad, est la seule source connue de diamants au monde.

Les empereurs moghols vouent une passion sans limite aux pierres précieuses et bijoux. Les opulentes parures symbolisent leur richesse, leur pouvoir politique mais aussi leur assurent une protection divine.

Aigrette en platine, émeraude, saphirs, diamants et perles, création de Paul Iribe, 1910.
Aigrette en platine, émeraude, saphirs, diamants et perles, création Paul Iribe, 1910
Aigrette-broche en or, platine, diamants et fond émaillé, création Mellerio dits Meller, 1905.
Aigrette-broche en or, platine, diamants et fond émaillé, création Mellerio dits Meller, 1905

L’Empire moghol s’éteint en 1857, date à laquelle la Couronne britannique s’empare du pouvoir en instaurant un empire en Inde.  Ainsi, s’instaure un dialogue artistiquement riche entre l’Inde et l’Europe.

Les maharajahs, dépourvus désormais de tout pouvoir politique, s’approprient les fabuleuses gemmes et demandent aux joailliers du Vieux Continent de les sertir sur des montures d’inspiration européenne. Romanesques, oisifs, extravagants, fous de luxe et de modernité, les maharajahs ont défrayé la chronique au XXème siècle.

Le maharajah Yeshwant Rao Holkar II d'Indore (détail), Bernard Boutet de Monvel (1929-1934)
Le maharajah Yeshwant Rao Holkar II d’Indore (détail), Bernard Boutet de Monvel (1929-1934)
Sir Yadavindra Singh, maharajah de Patiala, 1938
Sir Yadavindra Singh, maharajah de Patiala, 1938

Au-delà des pièces historiques, l’exposition met aussi en lumière la création contemporaine nourrie de cette fastueuse tradition indienne.

Paire de boucles d'oreilles, création JAR Paris, 2012, en or, diamants et perles naturelles.
Paire de boucles d’oreilles en or, diamants et perles naturelles, création JAR Paris, 2012

 

A découvrir jusqu’au 5 juin 2017.

Des Grands Moghols aux Maharajahs, Joyaux de la collection Al Thani, au Grand Palais

©The Al Thani collection

©DR

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Bijoux du Second Empire : Mellerio, joaillier emblématique d’une période fastueuse

Les fastes de la «fête impériale» et l’humiliante défaite de 1870 contre la Prusse ont longtemps terni la réputation du Second Empire (1825-1870), suspecté de n’avoir été qu’un temps de divertissements.

L’époque fut celle d’une prospérité sans équivalent et a vu naître les industries du luxe.

Pour célébrer ses 30 ans, le musée d’Orsay met à l’honneur cette première société du spectacle et de la consommation. L’exposition mêle peintures, sculptures, photographies, objets d’art et bijoux.

Pour l’occasion, la maison Mellerio dits Meller, fondée en 1613,  a réuni une collection exceptionnelle de 35 bijoux.

Au Second Empire, la clientèle de Mellerio est prestigieuse: l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie, la princesse Mathilde, les Cours d’Europe, mais aussi de nombreuses personnalités du monde du spectacle et de la culture.

Le foisonnement, la créativité et le savoir-faire joaillier de l’époque se découvrent à travers ces joyaux issus des Archives de Mellerio et de collections particulières.

Broche fleur de lilas, or, émail et diamants, 1862
Broche fleur de lilas, or, émail et diamants, 1862
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Devant de corsage Grand bouquet de rose, diamants et argent sur or, 1864
Broche plume de paon, saphirs, rubis, diamants, émeraudes, argent sur or, 1868
Broche plume de paon, saphirs, rubis, diamants, émeraudes, argent sur or, 1868
Devant de corsage noeud d'inspiration Louis XVI, vers 1850, collection Mellerio
Devant de corsage nœud d’inspiration Louis XVI, diamants, or jaune et argent, vers 1850

Jusqu’au 16 janvier 2017 au Musée d’Orsay.

© Mellerio dits Meller

© Christie’s

© Wartski

© D.R.

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Back to school! A L’École Van Cleef & Arpels

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Vive la rentrée !
Du 5 au 28 septembre, l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels propose 9 nouveaux cours inédits de 2 ou 3 heures au tarif unique de 100€.
– Introduction à la gemmologie
– Le diamant, une exception gemmologique
– Pratique des techniques joaillières
– Pratique de la laque japonaise Urushi
– Initiation au sertissage : de L’École à l’exposition
– Le gouaché des pierres
– Jeux de bijoux
– Histoires & Bijoux : de l’École au Musée
– Le bijou Art Nouveau : de l’École au Musée
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Pour consulter le programme complet et réserver, c’est ICI.
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Qu’est-ce que l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels?

Créée en 2012, l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels a pour mission de faire connaître les métiers d’art de la joaillerie et de l’horlogerie à un public français et international. Il s’agit de la seule école de ce genre au monde.

L’ÉCOLE propose des cours d’initiation et d’expérimentation à la carte, en français ou en anglais, à tous ceux qui souhaitent devenir des amateurs éclairés. Gemmologie, Histoire de l’Art, Savoir-Faire: les élèves s’inscrivent à un ou plusieurs cours, selon leur choix.

Une équipe composée de deux professeurs anime chaque cours. Le cours découverte Premiers pas dans la Joaillerie dure 2h30 et regroupe 25 élèves. Tous les autres cours durent 4h et regroupent 12 élèves.

31 rue Danielle Casanova, 75001 Paris.

© l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels

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L’exposition Van Cleef & Arpels: The Art and Science of Gems

Jusqu’au 14 août 2016, le ArtScience Museum de Singapour accueille l’exposition Van Cleef & Arpels: The Art and Science of Gems.

_Virginie_David_c Van Cleef & Arpels. Photography by Edward Hendricks
Van Cleef & Arpels: The Art and Science of Gems

Imaginé en partenariat avec le Museum national d’Histoire naturelle, le parcours de la visite est conçu autour d’une double scénographie, comme une conversation entre gemmologie et joaillerie.

250 gemmes et minéraux sont exposés pour comprendre la naissance de la Terre et les mécanismes géologiques permettant la formation des minéraux.

Émeraude, pyrite et calcite provenant de Colombie
Émeraude, pyrite et calcite provenant de Colombie
Cristaux de diamants, Premier Mine, Afrique du Sud
Cristaux de diamants de la mine Premier en Afrique du Sud
Rubellite provenant de Californie, États-Unis
Rubellite provenant de Californie, États-Unis

En parallèle, pour rendre hommage au savoir-faire exceptionnel de l’homme, plus de 450 pièces de joaillerie sont présentées autour des thèmes fidèles à l’esprit de la Maison  comme la couture, la nature luxuriante ou bien encore les ballerines et les fées.

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Broche et pendentif en or, émeraudes, saphirs, diamants, diamants jaunes et un diamant jaune taille briolette de 96.62-carats, 1971-1972. Collection Van Cleef & Arpels
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Clip Danseuse espagnole en platine, or, rubis, émeraudes et diamants, 1941. Collection Van Cleef & Arpels
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Collier Zip transformable en bracelet en platine, or, rubis, diamants, 1954. Collection Van Cleef & Arpels

Plus d’information sur le site dédié à l’exposition : http://artscienceofgems.vancleefarpels.com/#/exhibition

Edward Hendricks © Van Cleef & Arpels
Patrick Gries © Van Cleef & Arpels
© MNHN – François Farges
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Les gemmes des Joyaux de la Couronne sont désormais exposées au Musée de Minéralogie MINES ParisTech

Le Musée de Minéralogie MINES ParisTech expose désormais en permanence les topazes roses, améthystes et émeraudes des Joyaux de la Couronne de France acquises en 1887. Les nouvelles vitrines consacrées à ces gemmes historiques proviennent des parures de l’Impératrice Marie-Louise et de la Couronne Impériale de Napoléon III.

Musée de Minéralogie MINES ParisTech
Musée de Minéralogie MINES ParisTech

Joyaux extraordinaires, conservés depuis presque 130 ans dans les archives du musée, permettent aujourd’hui au grand public de découvrir l’histoire sous un angle différent.
Parmi les 150 gemmes présentées, citons les plus remarquables :
– La série d’émeraudes : De deux tailles différentes, elles ont été serties sur la Couronne de Sacre de Napoléon III en 1855.

La série d'émeraudes
La série d’émeraudes

– Le collier de boules d’émeraudes : Intégrant la collection des Joyaux de la Couronne entre l’inventaire de 1791 et celui de 1811, ces pierres précieuses proviendraient des saisies révolutionnaires. La dimension des boules est rare et contribue à leur caractère exceptionnel.

Le collier de boules d'émeraudes
Le collier de boules d’émeraudes

– La série d’améthystes : Rares au XIXe siècle, les améthystes proviennent d’une parure confectionnée par François-Regnault Nitot pour l’Impératrice Marie-Louise. Louis XVIII les conserve ensuite desserties dans les Joyaux de la Couronne.

La série d’améthystes
La série d’améthystes

– La série de topazes roses : Napoléon Ier achète ces pierres fines pour créer la parure de « Rubis du Brésil » de l’Impératrice Marie-Louise.

La série de topazes roses
La série de topazes roses
Grande Parure de Topazes roses de l'Impératrice Marie-Louise
Grande Parure de Topazes roses de l’Impératrice Marie-Louise

Ces gemmes d’une valeur inestimable proviennent des gisements les plus réputés : de Muzo en Colombie pour les émeraudes, de Minas Gerais au Brésil pour les topazes roses et enfin, des exploitations sibériennes pour les améthystes.
Par ailleurs, la visite de l’exposition permet de découvrir un lieu caché de Paris datant de 1783. En effet, l’entrée du musée se trouve au sein même de l’École des mines de Paris.

Musée de Minéralogie MINES ParisTech
Musée de Minéralogie MINES ParisTech

 

Musée de Minéralogie
60 boulevard Saint Michel, 75006 Paris
Ouvert :
Mardi – vendredi : 13h30 – 18h
Samedi: 10h – 12h30 et 14h – 17h

 

© mines parisTech

© mines parisTech – A. Stenger

© mnhn

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Botswana / Marché du diamant / Découverte du plus gros diamant brut depuis un siècle

Le plus gros diamant brut jamais découvert depuis un siècle, d’un poids de 1 111 carats (soit 222 grammes), vient d’être extrait de la mine Karowe, au Botswana par la société minière canadienne Lucara Diamond.
Aussi gros qu’une balle de tennis, il s’agit aussi du plus gros diamant trouvé au Botswana à ce jour.

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Diamant brut de 1 111 carats
Mine de Karowe, Botswana
Mine de Karowe, Botswana
Carte du Botswana
Carte du Botswana

Selon les premières analyses, ce cristal incolore serait d’une couleur et d’une pureté remarquables.
Lucara Diamond, qui ne représente que 0,83 % de la production diamantaire mondiale, a découvert une part importante des gros diamants ces derniers temps. La mine Karowe a notamment produit trois diamants bruts d’importance cette année, dont un minéral de 342 carats que Lucara a vendu en juillet pour 20,5 millions de dollars.
Mais le diamant découvert aujourd’hui est bien plus gros. Et cette découverte prend une dimension historique : il s’agit du deuxième plus gros diamant brut jamais extrait au monde, derrière le Cullinan, un brut de 3 106 carats (621 grammes), découvert en 1905, dans la mine Premier, à 60 km de Pretoria, en Afrique du Sud

Le Cullinan, diamant brut de 3 106 carats, découvert en 1905, dans la mine Premier en Afrique du Sud.
Le Cullinan, diamant brut de 3 106 carats, découvert en 1905, dans la mine Premier en Afrique du Sud.

Le Botswana, état d’Afrique Australe, est l’une des places fortes du marché du diamant brut.
En termes de qualité, le pays se situe dans le trio de tête avec le Canada et la Russie.
En termes de quantité, selon les années, il dispute régulièrement la première place à l’Australie.
Les mines botswanaises, dont celles de Jwaneng et Orapa, produisent un peu plus de 20 millions de carats par an. Les ventes représentent presque 80 % des recettes d’exportations du pays.

 

©Lucara Diamond
©Georgraphia
©D.R.

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Genève / Haute Joaillerie / Ventes aux enchères exceptionnelles de diamants de couleurs

Les 10 et 11 novembre 2015, à Genève, capitale mondiale des enchères en haute joaillerie, la vente de 2 diamants, l’un rose, l’autre bleu, a atteint des records.

Genève
Genève

Le premier, un diamant rose baptisé « In the Pink », de 16.09 carats et de forme coussin, a été adjugé à 26,6 millions d’euros par la maison Christie’s. Joseph Lau, un magnat de l’immobilier hongkongais, est devenu l’acquéreur du plus gros diamant de ce type jamais mis aux enchères. Avant la vente, le diamant avait été estimé entre 20.5 et 25 millions d’euros.

Diamant rose « In the Pink », 16.09 carats, taille coussin
Diamant rose « In the Pink », 16.09 carats, taille coussin

Le Gemological Institute of America (GIA) a certifié le diamant « Fancy vivid pink », c’est-à-dire rose vif.
La couleur des diamants est influencée par la structure atomique du minéral. L’atome d’hydrogène combiné à une déformation plastique pendant la croissance de la précieuse gemme donne une teinte rose.
Les diamants roses sont classés en fonction de leur intensité. « Fancy vivid » représente la couleur la plus intense et la plus rare. En effet, depuis sa création en 1766, Christie’s n’a mis en vente que trois diamants roses « Fancy vivid » de plus de 10 carats.
Ce diamant rose doit également sa valeur au fait qu’il est de type IIa, une catégorie extrêmement pure et rare puisque qu’elle représente moins de 2% des diamants dans le monde.

Le second, un diamant bleu, le « Blue Moon Diamond » découvert dans la mine Cullinan en Afrique du Sud, a été proposé à la vente par Sotheby’s. Ce même collectionneur privé de Hong Kong a acheté ce diamant de 12.03 carats, pour 40 millions d’euros. Il s’agit du plus gros diamant bleu de taille coussin jamais vendu aux enchères.

Mine Cullinan, Afrique du Sud
Mine Cullinan, Afrique du Sud
Diamant bleu "Blue Moon diamond",  12.03 carats, taille coussin
Diamant bleu « Blue Moon diamond », 12.03 carats, taille coussin

Selon le commissaire-priseur David Bennett, ce diamant bleu a battu plusieurs records, celui du « diamant le plus cher, quelle que soit sa couleur, et celui du bijou le plus cher vendu aux enchères, et celui du prix au carat ».
Certifié « Fancy vivid blue » par le GIA, sa couleur est des plus rares. La présence de l’atome de bore dans la pierre donne cette couleur bleu.

Le milliardaire a offert les deux diamants à sa fille de 7 ans.

Diamants de couleurs
Diamants de couleurs

Longtemps considérés comme de simples fantaisies, les diamants de couleurs enchaînent les records depuis quelques années. Cette appétence se justifie par la rareté de ces pierres mais aussi grâce à un véritable effet de mode. La demande sur le plan international ne cesse de croître. Les acheteurs viennent des marchés matures comme l’Australie, les États-Unis, le Japon et l’Europe, mais de plus en plus des pays émergents tels que l’Inde et la Chine.

 

Crédits photos:

©Ville de Genève

© Christie’s

© Petra Diamonds

©AP

©Diamonds27

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C’est la rentrée avec l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels!

L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels invite les enfants et adolescents à découvrir le monde de la joaillerie et de l’horlogerie au travers d’Ateliers Créatifs.
Créée en 2012, l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels a pour mission de faire connaître les métiers d’art de la joaillerie et de l’horlogerie à un public adulte français et international.
Désormais, l’école est ouverte aussi aux plus jeunes, de 5 à 16 ans. Basés sur une pédagogie innovante et l’idée de transmission et de partage, cinq ateliers, d’une durée de 2 heures chacun, sont proposés afin de sensibiliser aux métiers de la création.

L’École Van Cleef & Arpels
L’École Van Cleef & Arpels
L’École Van Cleef & Arpels

De façon ludique et éducative, les enfants de 5 à 12 ans imaginent, fabriquent et personnalisent leur propre création. Quant aux plus grands, les ateliers leur permettent de découvrir le monde mystérieux de la gemmologie, de manipuler des pierres et s’initier au geste joaillier.
• Atelier « Crée ton bijou », 5-8 ans (présence obligatoire d’un parent pour cet atelier).
• Atelier « Fabrique ta Boîte à Trésors », 8-12 ans
• Atelier « Crée ta pendule précieuse », 8-12 ans
• Atelier « Entrer dans la 3D, évolution de la création d’un bijou », 13‑16 ans
• Atelier « Découvrir le monde des pierres », 13‑16 ans

L’École Van Cleef & Arpels
L’École Van Cleef & Arpels
L’École Van Cleef & Arpels
L’École Van Cleef & Arpels

 

Infos pratiques :
Ateliers organisés pendant les périodes de vacances scolaires.
Adresse : 31 rue Danielle Casanova, 75001 Paris.
Inscription gratuite et dans la limite des places disponibles (8 à 12 participants par atelier), au 01 70 70 36 42.
Pour toute information complémentaire : contact@lecolevancleefarpels.com

www.lecolevancleefarpels.com

Crédit photos:

© L’École Van Cleef & Arpels

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ALEXANDRE VAUTHIER x MELLERIO DITS MELLER

Le créateur de mode français Alexandre Vauthier imagine pour le joaillier Mellerio dits Meller, une collection de Haute Joaillerie dont le fil « vert » est la précieuse émeraude.

 

Alexandre Vauthier x Mellerio dits Meller-
Alexandre Vauthier x Mellerio dits Meller

Une collection résolument moderne dont l’essence a été puisée dans les riches archives du joaillier. Fruit d’un savoir-faire artisanal d’exception, les bijoux se découvrent fluides, sensuels, modulables, inspirés du graphisme de l’Art Déco. La collection de 4 pièces de Haute Joaillerie et 3 pièces de joaillerie est disponible à partir de septembre 2015.

Alexandre Vauthier x Mellerio dits Meller
Alexandre Vauthier x Mellerio dits Meller

Alexandre Vauthier qui lança sa propre marque en 2009, est depuis cette année l’un des membres permanents de la Chambre Syndicale de la Haute Couture. www.alexandrevauthier.com

Mellerio dits Mellers, fondée en 1613 à Paris, est la plus ancienne Maison de joaillerie indépendante au monde. www.mellerio.fr

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Portrait d’Alexandre Vauthier

 

 

Crédits photos :
©Mathieu César – Mellerio dits Meller
© Alexandre Vauthier

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