Vente des Bijoux Royaux de la famille Bourbon-Parme : record pour les bijoux de Marie-Antoinette

Sotheby’s Genève a présenté en vente aux enchères, le 14 novembre 2018, l’une des plus importantes collections de bijoux de provenance noble et royale. Titrée « Royal Jewels from the Bourbon Parma Family » (Bijoux royaux de la famille de Bourbon-Parme), cette vente a permis de (re)découvrir les chefs-d’Å“uvre joailliers des plus importantes familles royales d’Europe.

Marie-Antoinette (1755-1793) en 1783 par Élisabeth Vigée Le Brun
Marie-Antoinette (1755-1793) en 1783 par Élisabeth Vigée Le Brun

Descendante de Louis XIV, des empereurs du Saint Empire Romain germanique, du Pape Paul III, la famille de Bourbon-Parme est liée aux majeures familles régnantes d’Europe, des Bourbon aux Habsbourg.

La collection a réalisé près de  47 M d’euros de bénéfices, soit plus de sept fois le montant estimé avant la vente.

Parmi les 100 pièces de la collection, figuraient 10 bijoux provenant de la plus célèbres des reines de France, Marie-Antoinette, fille de l’Impératrice du Saint Empire Romain germanique Marie Thérèse, et épouse du roi Louis XVI. Ces bijoux n’avaient pas été présentés au public depuis plus de 200 ans.

Le moment de la vente d’un pendentif en diamants et orné d’une perle en forme de poire d’une taille exceptionnelle, a été le plus intense de cet événement. Un européen, au téléphone, l’a emporté pour la somme vertigineuse de presque 32M d’euros, après 10 minutes d’enchères. Ce bijou était estimé entre 876  000 et 1M75 euros.

Pendentif en diamants et perle ayant appartenu à Marie-Antoinette. 18ème-s
Pendentif en diamants et perle ayant appartenu à Marie-Antoinette, 18ème siècle.

Un collier à trois rangs de perles a été emporté pour plus de 2M d’euros.

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Collier à 3 rangs de perles et diamants ayant appartenu à Marie-Antoinette, 18ème siècle.

Une broche en diamants et sertie d’un diamant jaune a atteint la somme de 1M8 d’euros.

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Broche double nœud en diamants ayant appartenu à Marie-Antoinette, 18ème siècle.

Une bague en diamants portant les initiales MA et contenant une mèche des cheveux de la reine,  a dépassé toutes les attentes. Ce précieux souvenir de Marie-Antoinette s’est vendu à près de 391 000 euros, soit 50 fois plus cher que son estimation.

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Bague monogrammée en diamants avec mèche de cheveux ayant appartenu à Marie-Antoinette, 18ème siècle.

Ces bijoux ont une histoire remarquable: «Avant d’avoir été placée en captivité, Marie-Antoinette enveloppa soigneusement ses perles, diamants et rubis dans du coton, les plaça dans un coffre en bois et les envoya à Bruxelles. De là, ils ont été emmenés à Vienne, sous la bonne garde de l’empereur autrichien, son neveu. Restitués à la fille de Marie-Antoinette, Madame Royale, à la suite de sa libération en 1795, les bijoux furent ensuite transmis à la famille Bourbon-Parme, qui les ont conservés durant 200 ans. »

Des participants de 43 pays ont pris part à la vente, et 55% des inscrits y assistaient en ligne.

Mis aux enchères en fin de catalogue pour tenir le suspense jusqu’au bout, les 10 bijoux de Marie-Antoinette avaient été présentés, à grand renfort médiatique, à Hong Kong, Dubaï, New York, Londres, Singapour, Taipei et enfin à Genève.

©Sotheby’s

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DIVA, un nouveau musée du diamant à Anvers

DIVA, un nouveau musée interactif, situé au cÅ“ur d’Anvers, ouvre ses portes au grand public et permet de découvrir l’univers des diamants, de la joaillerie et de l’orfèvrerie.

C’est à partir du 16ème siècle que la ville d’Anvers accueille des diamantaires, des bijoutiers et des orfèvres. Depuis ce Siècle d’Or, Anvers est mondialement connue comme centre du diamant. En effet, via l’Escaut, les négociants et explorateurs ramenaient en Europe des gemmes et des métaux précieux.

Le musée s’organise autour de 6 salles thématiques sur 850m².  La mise en scène, les extraits sonores et les éléments interactifs confèrent à chaque thème une atmosphère singulière:

La Chambre des Merveilles présente une collection d’objets de curiosités, provenant du monde entier.  Par exemple, de la noix de coco, des coquillages et de coraux qui étaient très prisés jusqu’au 17ème siècle.

La chambre des Merveilles
La Chambre des Merveilles

L’Atelier dévoile le savoir-faire des orfèvres et des diamantaires.

La Chambre de commerce international aborde Anvers comme centre international du commerce des diamants. Un globe multimédia explique, sur 550 ans d’histoire, pourquoi et comment Anvers est devenue le centre diamantaire du monde.

La chambre du commerce international
La Chambre du commerce international

La Salle à manger évoque les articles de luxe au travers un arrangement surréaliste et fastueux de services de table en argent. Dans cette salle, le visiteur entend des bribes de conversation évoquant l’étiquette des familles aristocratiques d’Anvers et l’usage de l’argent dans la vie quotidienne.

La salle à manger
La Salle à manger

La Salle des coffres questionne la place de l’éthique dans le secteur.

La salle des coffres
La Salle des coffres

Enfin, le Boudoir expose quelques 600 trésors de la collection d’objets de DIVA.

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Adresse : Suikerrui 17-19, 2000 Antwerpen

Tél : 03 360 52 52

Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mercredi.

Plein tarif : 10 €. Tarif réduit : 7 €

www.divaantwerp.be

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© diva- Sven Coubergs

© Frederik Beyens

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Exposition: Le fabuleux destin des diamants de Tavernier, à partir du 18 janvier 2018

Nul ne peut dire ce qu’ils sont devenus, mais chacun sait qu’ils furent magnifiques.
Abraham Bosse, qui en fit le portrait gravé vers 1670, les qualifie d’un superlatif simple
et explicite : « les plus beaux ». C’est l’histoire des diamants acquis par Louis XIV auprès du négociant et voyageur Jean-Baptiste Tavernier (1605-1689) en 1668 que conte l’exposition organisée par L’École des Arts Joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpels.

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Leur fabuleux destin s’écrit entre l’Inde du Grand Moghol et la France du Roi Soleil,
entre les mines de diamants de Golconde et le château de Versailles, sur les routes commerciales reliant l’Orient à l’Occident. Parmi les quelque mille diamants rapportés d’Inde par Tavernier et proposés au Roi Soleil en 1668, vingt se signalent par leur splendeur inouïe. Disparus au XIXe siècle, à l’exception du diamant bleu, ils revivent aujourd’hui sous nos yeux.

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Abraham Bosse, Représentation de vingt des plus beaux diamants… (vers 1670). Estampe reprise dans Les Six Voyages de Jean-Baptiste Tavernier, Paris, 1676. Photo: François Farges

La restitution de ces vingt gemmes exceptionnelles – révélée ici pour la première fois –  est le fruit d’une collaboration scientifique entre François Farges, professeur
de minéralogie au Muséum national d’histoire naturelle, Patrick Dubuc, maître lapidaire, et L’École des Arts Joailliers. Un tel résultat n’aurait pas été possible sans une approche pluridisciplinaire, croisant recherches en archives, utilisation de sources iconographiques anciennes et recours aux technologies les plus récentes.

Cette vision large de la connaissance est au cœur des missions de L’École des Arts Joailliers. Fondée en 2012,  elle propose au public de s’initier aux savoir-faire, au monde des pierres ou encore  à l’histoire du bijou à travers des cours, des conférences et des expositions, à Paris  et dans le monde. En soutenant la recherche et en rendant possible la restitution  de « vingt des plus beaux diamants» de Louis XIV, L’École confirme sa volonté de contribuer non seulement à la diffusion de la culture joaillière mais aussi à la création du savoir.

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L’empereur Shah Jahan sur le trône du Paon, Portrait équestre de Louis XIV de René-Antoine Houasse, Jean-Baptiste Tavernier en costume oriental, Les Six Voyages, édition 1713, Bibliothèque de l’École des Arts Joailliers

La présentation de ces répliques constitue un événement à plus d’un titre.
Elle dévoile d’abord les tailles indo-mogholes du XVIIe siècle, éclipsées par les tailles européennes et oubliées depuis : elle met en valeur leur beauté, leur singularité et tout ce qui les distingue des facettages occidentaux.

Elle permet ensuite de comprendre l’enchantement de Louis XIV face à la splendeur exceptionnelle de ces gemmes, qu’il eut entre les mains à la fin de l’année 1668. Elle illustre enfin les relations qui se tissent à l’époque entre l’Orient et l’Occident dans une Europe qui se passionne pour les cultures lointaines et étrangères.
C’est ce voyage, au cœur des savoir-faire lapidaires et des échanges culturels, que propose l’exposition de L’École des Arts Joailliers.

Voyageur infatigable et en avance sur son temps, Tavernier aurait pu répondre à la question de Victor Hugo : « Voyageur, que veux-tu ? Je veux voir ».

A partir de Jeudi 18 janvier.

L’École des Arts Joailliers, 31, rue Danielle Casanova, 75001 Paris

Conférence le 18 janvier à 20h:
« Jean-Baptiste Tavernier, une vie d’aventures et de diamants au XVIIème siècle »
Conférence le 25 janvier à 20h:
«Jean-Baptiste Tavernier (1605-1689): ses trésors redécouverts »
© BnF, 30 a. (1065)
© The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais
© RMN- Grand Palais (Château de Versailles)
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Exhibition Pearls & Jewels of the Gulf at L’École Van Cleef & Arpels, in Dubai

Pearls & Jewels of the Gulf, a collaboration between L’École Van Cleef & Arpels and Cultural Engineering, sheds lights on the history and aesthetic pertaining to pearl diving and jewelery making in the Gulf.

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Pearls from the Gulf

Photo and video archives, objects and artefacts, pearls, jewelery sets and publications invite you to go back in time and discover why pearls are regarded as treasures in the Gulf. Resulting from hazardous and debilitationg journeys, the nacre gems played a pivotal role in the local economies before the discovery of oil and resulted into socio-cultural ramification, extending to long lasting relationships between East and West. In addition, the pearls played a key role in shaping the jewelry culture in the region.

THE PEARL COAST

Reffered to as the Great Peal Bank Barrier, the ridge between Sharjah in the United Arab Emirates and Bahrain is known for large-sized pearls. Its warm and shallow waters attract rich deposits of calcium carbonate, accumulating within oysters to give birth to the nacre gems. The sought-after quality of the pearls attracts divers from Yemen, the Indian Ocean islands, Africa and Oman. By the mid-19th century, most of the Gulf pearls are exported to Mumbai, and journey onwards to Europe and North America, converting Abu Dhabi’s coast, into a meeting point between East and West.

The Persian Gulf
The Persian Gulf

JOURNEY

The journeys to harvest the pearls are long and tedious. Pearls diving boats and their crews head to the pearl banks off the coast between Sharjah and Bahrain, for months at a time. The cold diving season starts in April and lasts until the month of June, which marks the start of the great diving season running until mid October.

CREW

Comprising 18 to 20 men, each pearl diving boat crew has a captain, assisted by a Mijadmi, ( ??) divers, pullers, trainee boys, a cook and a singer (Nahham), who is considered the most important member as his chants help motivate the entire crew while performing of facilitating divers.

TOOLS

The oysters collected are placed in a basket that is hung around a diver’s neck. Other diving tools help protect the divers and ease their work : nose pegs made of bone or wood keep their nostrils closed ; leather finger protectors prevent cuts from oyter shells and rocks on the seabed; a coton suit is worn during jelly fish season in June to avoid stings.

A diver wearing a nose peg
A diver wearing a nose peg

TRADE

After being categorised based on their quality, the pearls are presented on a red cloth to the buyers. Proceeds from the sales are distributed between the captain and the rest of the crew, while the entrepreneur funding the boat and the journey receives the largest portion. Pearls from the region are exported to India, Persia and Turkey and sold in European and Chinese markets.

PEARL QUALITY

The value of a pearl is determined by the best combination of several criteria including size, lustre, colour, surface quality and shape. The weight is measured in carats while the size is indicated in millimetres. Lustre evaluates the sharpness of a pearl’s surface and its reflective quality, which results from the fineness and evenness of the nacre layers distorting and refracting light. Flawless surface and symmetrical shape are highly prized, together whith colourful hues akin to an oyster shell : silvery white, light pink and golden tones are the most sought after.

 

©The Pearl Museum in Dubai-UAE

 

PEARLS & JEWELS OF THE GULF at l’École Van Cleef & Arpels

Hai D3 – Dubai Design District until November 25th, 2017

Free admission

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Registration now open for L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels Dubai Classes. Come & join us!

L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels, the Paris-based School of Jewelry Arts, announces the opening of registration for its Dubai campus classes and workshops.

Following great success in Hong Kong, Tokyo, and New York, the nomadic campus will be located at Hai d3, in the Dubai Design District, from the 7th to the 25th of November 2017, marking the first visit of L’ÉCOLE abroad program to the Middle East.

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The Dubai edition of the nomadic school will offer 14 adult classes around three broad themes: Savoir-Faire (know-how), Art History of Jewels, and The Universe of Gemstones; as well as five creative workshops for children and adolescents, ages 5 to 16.

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L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels in Dubai will be participating in “The Year of Giving” as declared by the UAE President, His Highness Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan. All funds collected from course registrations during the event will be donated to Dubai Cares. Upon registration for the adult classes, students are asked to contribute a minimum donation of AED 400, 100% of which will be donated to Dubai Cares. The creative workshops for children and adolescents are free of charge.

Students are welcome to register via calling the Van Cleef & Arpels hotline (800VANCLEEF (82625333)), or +971 44252740 by email (lecole_me@vancleefarpels.com), or by visiting the website me.lecolevancleefarpels.com. Classes are limited, so prior registration is essential.

The creative workshops, will offer youth the opportunity to explore the creative professions and world of jewelry design. These workshops will take place through local schools’ collaborations during the week, and will be open to the public during the weekends. Classes are open to everyone, with no prior qualification or experience necessary to enroll.

“L’ÉCOLE’s program for Dubai was built in the desire to give back to the Middle East, to share our knowledge alongside local partners on the fine craftsmanship of jewelry and watchmaking,” said Marie Vallanet-Delhom, President of L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels. “We are also excited to be part of the “Year of Giving,” where all funds collected from the course registrations will be donated to Dubai Cares. We invite everyone to participate and explore the world of joaillerie.”

The three-week program will present a full set of classes led by professional jewelers, art historians, gemologists, and watchmakers. The classes will be accompanied with evening conversations, several exhibits and other activities around jewelry.

 

For further information, please visit: www.me.lecolevancleefarpels.com

©Van Cleef & Arpels

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Back to school! À l’École des Arts Joailliers

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RÉSERVEZ VOTRE COURS A L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS

L’École des Arts Joailliers est une école dédiée à l’apprentissage et la découverte du monde de la joaillerie.

L’École propose des cours à la carte d’initiation et d’expérimentation autour de trois thématiques : Histoire de l’Art du bijou, Le Monde des Pierres, et le Savoir-Faire. Ces cours sont dispensés en français ou en anglais, et s’adressent à tous ceux qui souhaitent devenir des amateurs éclairés ; il n’y a pas de pré-requis.

Choisissez votre ou vos cours parmi le programme du lien ci-dessous:

Les cours & conférences

Une équipe composée de deux professeurs anime chaque cours, un maximum de 8 à 12 élèves y assistent.

L’ensemble des cours, ateliers et conférences sont dispensés à Paris, Place Vendôme.

 

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Les boucles d’oreilles, d’hier à aujourd’hui

Évoquée dans l’Ancien Testament, la boucle d’oreille en or symbolise la parole du Sage confiée à une oreille attentive.

Portées par les femmes et les hommes depuis l’Antiquité, les boucles d’oreilles sont l’un des ornements les plus anciens. Elles sont fabriquées dans différents métaux, styles et motifs. La première forme est celle de l’anneau.

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Paire de boucles d’oreille en anneau à tête de lion en or

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A la période hellénistique, l’influence orientale accroît la popularité des boucles.  A Rome, les pendants d’oreilles sertis de pierres de couleurs sont recherchés. Mais les boucles les plus appréciées sont les crotalia en perles, qui s’entrechoquent et cliquètent avec le mouvement de la tête. Le léger bruit rappelle celui du crotale. Ces bijoux fastueux attirent les critiques des stoïciens.

Boucles crotalia, or et perles
Boucles crotalia, or et perles

L’ornement d’oreille disparait presque totalement en Occident au Moyen-Age pour réapparaître à la Renaissance grâce à la redécouverte de l’Antiquité. Les boucles d’oreilles en forme de gouttes de perles sont les plus plébiscitées.

La jeune fille à la perle, Vermeer, 1665
La jeune fille à la perle, Vermeer, 1665

 

Puis, les dessins évoluent. Au XVIIIème siècle, les boucles à « girandoles » ou « branlantes » apparaissent. Ces pendeloques mobiles sont serties de pierres précieuses, de perles en forme de poire, ou encore d’émail. Les modèles sertis de diamants scintillent, et sont du plus bel effet lors des bals.

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Boucles d’oreilles girandoles en or et coquilles de nacre, fin XVIII-début XIX ème siècle, Boston Museum
Boucles d'oreilles en argent, émeraudes, aigue-marine, rubis, XVIIIème siècle
Boucles d’oreilles en argent, émeraudes, aigue-marine, rubis, XVIIIème siècle
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Boucles d’oreilles, or, argent et diamants, fin XIX ème siècle

Aujourd’hui, la tendance est graphique, asymétrique, ou encore à la mono-boucle et les dessous de lobe.

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Boucles d’oreilles en or noir et diamants, Repossi
 Puces et dessous d’oreilles or jaune et diamants, Virginie David Joaillerie

Puces et dessous d’oreilles en or jaune et diamants, Virginie David Joaillerie

 

© RMN-Grand Palais / Hervé Lewandowski

© Les Arts Décoratifs, Paris/Jean Tholance

© D.R.

© Repossi

© Virginie David /Christophe Donna

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Des Grands Moghols aux Maharajahs… Les joyaux de la collection Al Thani au Grand Palais

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Pour la première fois en France, est exposée la collection inouïe de bijoux indiens de Son Altesse Cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani. Cette collection exceptionnelle et spectaculaire retrace cinq siècles de joyaux indiens : trésors royaux, gemmes d’exception, joyaux dynastiques, objets de cérémonie, ou bien encore, ornements de turbans.

L'Agra, diamant rose de 28,15 carats, Inde, avant 1536
L’Agra, diamant rose de 28,15 carats, Inde, avant 1536
Collier en or émaillé, diamants et perles. 26.5cm de long, Inde, 1800-1850
Collier en or émaillé, diamants et perles, Inde, 1800-1850

L’exposition réunit 300 pièces historiques et parfois inestimables. Sobres ou extraordinairement extravagantes, elles ouvrent un univers merveilleux, celui du bijou indien, de la période moghole (1526) à nos jours.

Ornement de turban L'Oeil du Tigre, en platine et diamants, 1937.
Ornement de turban L’Oeil du Tigre, en platine et diamants, 1937

L’Inde est le berceau de l’Histoire du diamant. Du VIIIème siècle avant J.C.  jusqu’au XVIIIème siècle, Golconde, situé à 8km à l’ouest d’Hyderabad, est la seule source connue de diamants au monde.

Les empereurs moghols vouent une passion sans limite aux pierres précieuses et bijoux. Les opulentes parures symbolisent leur richesse, leur pouvoir politique mais aussi leur assurent une protection divine.

Aigrette en platine, émeraude, saphirs, diamants et perles, création de Paul Iribe, 1910.
Aigrette en platine, émeraude, saphirs, diamants et perles, création Paul Iribe, 1910
Aigrette-broche en or, platine, diamants et fond émaillé, création Mellerio dits Meller, 1905.
Aigrette-broche en or, platine, diamants et fond émaillé, création Mellerio dits Meller, 1905

L’Empire moghol s’éteint en 1857, date à laquelle la Couronne britannique s’empare du pouvoir en instaurant un empire en Inde.  Ainsi, s’instaure un dialogue artistiquement riche entre l’Inde et l’Europe.

Les maharajahs, dépourvus désormais de tout pouvoir politique, s’approprient les fabuleuses gemmes et demandent aux joailliers du Vieux Continent de les sertir sur des montures d’inspiration européenne. Romanesques, oisifs, extravagants, fous de luxe et de modernité, les maharajahs ont défrayé la chronique au XXème siècle.

Le maharajah Yeshwant Rao Holkar II d'Indore (détail), Bernard Boutet de Monvel (1929-1934)
Le maharajah Yeshwant Rao Holkar II d’Indore (détail), Bernard Boutet de Monvel (1929-1934)
Sir Yadavindra Singh, maharajah de Patiala, 1938
Sir Yadavindra Singh, maharajah de Patiala, 1938

Au-delà des pièces historiques, l’exposition met aussi en lumière la création contemporaine nourrie de cette fastueuse tradition indienne.

Paire de boucles d'oreilles, création JAR Paris, 2012, en or, diamants et perles naturelles.
Paire de boucles d’oreilles en or, diamants et perles naturelles, création JAR Paris, 2012

 

A découvrir jusqu’au 5 juin 2017.

Des Grands Moghols aux Maharajahs, Joyaux de la collection Al Thani, au Grand Palais

©The Al Thani collection

©DR

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Quelle est l’origine de la bague de fiançailles?

Les fiançailles, du latin confiare signifiant « confier à », sont la promesse solennelle et mutuelle de mariage. Une bague de fiançailles symbolise souvent cet engagement.

La première bague de fiançailles remonte à l’Antiquité mais elle n’était qu’un simple anneau de fer au motif de fede (ou bague de foi). Deux mains se serrent signifiant le marché conclu entre deux familles. Une dot était définie par les pères des futurs époux et le jeune homme donnait des arrhes à sa promise sous la forme de pièces d’or ou d’argent et d’un anneau de fer, symbole du consentement mutuel et de cycle éternel.

Bague Fede
Bague Fede

Il faut attendre le XVème siècle pour que la bague soit sertie. En 1477, l’archiduc Maximilien d’Autriche offre une bague de fiançailles en diamant à sa future épouse Marie de Bourgogne. Dès lors, la tradition s’établit.

Le mariage de Maximiien d'Autriche et de Marie de Bourgogne par Jordaens, 1634-1635
Le mariage de Maximiien d’Autriche et de Marie de Bourgogne par Jordaens, 1634-1635

Au XVIIème et XVIIIème, les modèles se diversifient et les pierres précieuses de couleurs ornent les bagues des futures mariées.

C’est véritablement à partir de la seconde moitié du XIXème siècle, avec l’essor de la bourgeoisie, que la bague de fiançailles devient un symbole romantique et de statut social.

En 1947, De Beers révèle son slogan devenu emblématique : « A Diamond is Forever ». Le diamant serti sur une bague de fiançailles devient le symbole de l’amour éternel.

Campagne publicitaire "A diamond is forever", De Beers, 1947
Campagne publicitaire « A diamond is forever », De Beers, 1947

Trois bagues de fiançailles célèbres:

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La bague de fiançailles de Kate Middleton, sertie d’un saphir de 18 carats et de 14 diamants.
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Le diamant Krupp d’Elizabeth Taylor
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La bague de fiançailles de Kim Kardashian, sertie d’un diamant de 15 carats

© De Beers

© D.R.

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Bijoux du Second Empire : Mellerio, joaillier emblématique d’une période fastueuse

Les fastes de la «fête impériale» et l’humiliante défaite de 1870 contre la Prusse ont longtemps terni la réputation du Second Empire (1825-1870), suspecté de n’avoir été qu’un temps de divertissements.

L’époque fut celle d’une prospérité sans équivalent et a vu naître les industries du luxe.

Pour célébrer ses 30 ans, le musée d’Orsay met à l’honneur cette première société du spectacle et de la consommation. L’exposition mêle peintures, sculptures, photographies, objets d’art et bijoux.

Pour l’occasion, la maison Mellerio dits Meller, fondée en 1613,  a réuni une collection exceptionnelle de 35 bijoux.

Au Second Empire, la clientèle de Mellerio est prestigieuse: l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie, la princesse Mathilde, les Cours d’Europe, mais aussi de nombreuses personnalités du monde du spectacle et de la culture.

Le foisonnement, la créativité et le savoir-faire joaillier de l’époque se découvrent à travers ces joyaux issus des Archives de Mellerio et de collections particulières.

Broche fleur de lilas, or, émail et diamants, 1862
Broche fleur de lilas, or, émail et diamants, 1862
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Devant de corsage Grand bouquet de rose, diamants et argent sur or, 1864
Broche plume de paon, saphirs, rubis, diamants, émeraudes, argent sur or, 1868
Broche plume de paon, saphirs, rubis, diamants, émeraudes, argent sur or, 1868
Devant de corsage noeud d'inspiration Louis XVI, vers 1850, collection Mellerio
Devant de corsage nÅ“ud d’inspiration Louis XVI, diamants, or jaune et argent, vers 1850

Jusqu’au 16 janvier 2017 au Musée d’Orsay.

© Mellerio dits Meller

© Christie’s

© Wartski

© D.R.

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