Registration now open for L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels Dubai Classes. Come & join us!

L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels, the Paris-based School of Jewelry Arts, announces the opening of registration for its Dubai campus classes and workshops.

Following great success in Hong Kong, Tokyo, and New York, the nomadic campus will be located at Hai d3, in the Dubai Design District, from the 7th to the 25th of November 2017, marking the first visit of L’ÉCOLE abroad program to the Middle East.

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The Dubai edition of the nomadic school will offer 14 adult classes around three broad themes: Savoir-Faire (know-how), Art History of Jewels, and The Universe of Gemstones; as well as five creative workshops for children and adolescents, ages 5 to 16.

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L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels in Dubai will be participating in “The Year of Giving” as declared by the UAE President, His Highness Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan. All funds collected from course registrations during the event will be donated to Dubai Cares. Upon registration for the adult classes, students are asked to contribute a minimum donation of AED 400, 100% of which will be donated to Dubai Cares. The creative workshops for children and adolescents are free of charge.

Students are welcome to register via calling the Van Cleef & Arpels hotline (800VANCLEEF (82625333)), or +971 44252740 by email (lecole_me@vancleefarpels.com), or by visiting the website me.lecolevancleefarpels.com. Classes are limited, so prior registration is essential.

The creative workshops, will offer youth the opportunity to explore the creative professions and world of jewelry design. These workshops will take place through local schools’ collaborations during the week, and will be open to the public during the weekends. Classes are open to everyone, with no prior qualification or experience necessary to enroll.

“L’ÉCOLE’s program for Dubai was built in the desire to give back to the Middle East, to share our knowledge alongside local partners on the fine craftsmanship of jewelry and watchmaking,” said Marie Vallanet-Delhom, President of L’ÉCOLE Van Cleef & Arpels. “We are also excited to be part of the “Year of Giving,” where all funds collected from the course registrations will be donated to Dubai Cares. We invite everyone to participate and explore the world of joaillerie.”

The three-week program will present a full set of classes led by professional jewelers, art historians, gemologists, and watchmakers. The classes will be accompanied with evening conversations, several exhibits and other activities around jewelry.

 

For further information, please visit: www.me.lecolevancleefarpels.com

©Van Cleef & Arpels

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Back to school! À l’École des Arts Joailliers

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RÉSERVEZ VOTRE COURS A L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS

L’École des Arts Joailliers est une école dédiée à l’apprentissage et la découverte du monde de la joaillerie.

L’École propose des cours à la carte d’initiation et d’expérimentation autour de trois thématiques : Histoire de l’Art du bijou, Le Monde des Pierres, et le Savoir-Faire. Ces cours sont dispensés en français ou en anglais, et s’adressent à tous ceux qui souhaitent devenir des amateurs éclairés ; il n’y a pas de pré-requis.

Choisissez votre ou vos cours parmi le programme du lien ci-dessous:

Les cours & conférences

Une équipe composée de deux professeurs anime chaque cours, un maximum de 8 à 12 élèves y assistent.

L’ensemble des cours, ateliers et conférences sont dispensés à Paris, Place Vendôme.

 

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Les boucles d’oreilles, d’hier à aujourd’hui

Évoquée dans l’Ancien Testament, la boucle d’oreille en or symbolise la parole du Sage confiée à une oreille attentive.

Portées par les femmes et les hommes depuis l’Antiquité, les boucles d’oreilles sont l’un des ornements les plus anciens. Elles sont fabriquées dans différents métaux, styles et motifs. La première forme est celle de l’anneau.

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Paire de boucles d’oreille en anneau à tête de lion en or

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A la période hellénistique, l’influence orientale accroît la popularité des boucles.  A Rome, les pendants d’oreilles sertis de pierres de couleurs sont recherchés. Mais les boucles les plus appréciées sont les crotalia en perles, qui s’entrechoquent et cliquètent avec le mouvement de la tête. Le léger bruit rappelle celui du crotale. Ces bijoux fastueux attirent les critiques des stoïciens.

Boucles crotalia, or et perles
Boucles crotalia, or et perles

L’ornement d’oreille disparait presque totalement en Occident au Moyen-Age pour réapparaître à la Renaissance grâce à la redécouverte de l’Antiquité. Les boucles d’oreilles en forme de gouttes de perles sont les plus plébiscitées.

La jeune fille à la perle, Vermeer, 1665
La jeune fille à la perle, Vermeer, 1665

 

Puis, les dessins évoluent. Au XVIIIème siècle, les boucles à « girandoles » ou « branlantes » apparaissent. Ces pendeloques mobiles sont serties de pierres précieuses, de perles en forme de poire, ou encore d’émail. Les modèles sertis de diamants scintillent, et sont du plus bel effet lors des bals.

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Boucles d’oreilles girandoles en or et coquilles de nacre, fin XVIII-début XIX ème siècle, Boston Museum
Boucles d'oreilles en argent, émeraudes, aigue-marine, rubis, XVIIIème siècle
Boucles d’oreilles en argent, émeraudes, aigue-marine, rubis, XVIIIème siècle
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Boucles d’oreilles, or, argent et diamants, fin XIX ème siècle

Aujourd’hui, la tendance est graphique, asymétrique, ou encore à la mono-boucle et les dessous de lobe.

Boucles d'oreilles en or noir et diamants, Repossi
Boucles d’oreilles en or noir et diamants, Repossi
 Puces et dessous d’oreilles or jaune et diamants, Virginie David Joaillerie

Puces et dessous d’oreilles en or jaune et diamants, Virginie David Joaillerie

 

© RMN-Grand Palais / Hervé Lewandowski

© Les Arts Décoratifs, Paris/Jean Tholance

© D.R.

© Repossi

© Virginie David /Christophe Donna

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Des Grands Moghols aux Maharajahs… Les joyaux de la collection Al Thani au Grand Palais

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Pour la première fois en France, est exposée la collection inouïe de bijoux indiens de Son Altesse Cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani. Cette collection exceptionnelle et spectaculaire retrace cinq siècles de joyaux indiens : trésors royaux, gemmes d’exception, joyaux dynastiques, objets de cérémonie, ou bien encore, ornements de turbans.

L'Agra, diamant rose de 28,15 carats, Inde, avant 1536
L’Agra, diamant rose de 28,15 carats, Inde, avant 1536
Collier en or émaillé, diamants et perles. 26.5cm de long, Inde, 1800-1850
Collier en or émaillé, diamants et perles, Inde, 1800-1850

L’exposition réunit 300 pièces historiques et parfois inestimables. Sobres ou extraordinairement extravagantes, elles ouvrent un univers merveilleux, celui du bijou indien, de la période moghole (1526) à nos jours.

Ornement de turban L'Oeil du Tigre, en platine et diamants, 1937.
Ornement de turban L’Oeil du Tigre, en platine et diamants, 1937

L’Inde est le berceau de l’Histoire du diamant. Du VIIIème siècle avant J.C.  jusqu’au XVIIIème siècle, Golconde, situé à 8km à l’ouest d’Hyderabad, est la seule source connue de diamants au monde.

Les empereurs moghols vouent une passion sans limite aux pierres précieuses et bijoux. Les opulentes parures symbolisent leur richesse, leur pouvoir politique mais aussi leur assurent une protection divine.

Aigrette en platine, émeraude, saphirs, diamants et perles, création de Paul Iribe, 1910.
Aigrette en platine, émeraude, saphirs, diamants et perles, création Paul Iribe, 1910
Aigrette-broche en or, platine, diamants et fond émaillé, création Mellerio dits Meller, 1905.
Aigrette-broche en or, platine, diamants et fond émaillé, création Mellerio dits Meller, 1905

L’Empire moghol s’éteint en 1857, date à laquelle la Couronne britannique s’empare du pouvoir en instaurant un empire en Inde.  Ainsi, s’instaure un dialogue artistiquement riche entre l’Inde et l’Europe.

Les maharajahs, dépourvus désormais de tout pouvoir politique, s’approprient les fabuleuses gemmes et demandent aux joailliers du Vieux Continent de les sertir sur des montures d’inspiration européenne. Romanesques, oisifs, extravagants, fous de luxe et de modernité, les maharajahs ont défrayé la chronique au XXème siècle.

Le maharajah Yeshwant Rao Holkar II d'Indore (détail), Bernard Boutet de Monvel (1929-1934)
Le maharajah Yeshwant Rao Holkar II d’Indore (détail), Bernard Boutet de Monvel (1929-1934)
Sir Yadavindra Singh, maharajah de Patiala, 1938
Sir Yadavindra Singh, maharajah de Patiala, 1938

Au-delà des pièces historiques, l’exposition met aussi en lumière la création contemporaine nourrie de cette fastueuse tradition indienne.

Paire de boucles d'oreilles, création JAR Paris, 2012, en or, diamants et perles naturelles.
Paire de boucles d’oreilles en or, diamants et perles naturelles, création JAR Paris, 2012

 

A découvrir jusqu’au 5 juin 2017.

Des Grands Moghols aux Maharajahs, Joyaux de la collection Al Thani, au Grand Palais

©The Al Thani collection

©DR

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Quelle est l’origine de la bague de fiançailles?

Les fiançailles, du latin confiare signifiant « confier à », sont la promesse solennelle et mutuelle de mariage. Une bague de fiançailles symbolise souvent cet engagement.

La première bague de fiançailles remonte à l’Antiquité mais elle n’était qu’un simple anneau de fer au motif de fede (ou bague de foi). Deux mains se serrent signifiant le marché conclu entre deux familles. Une dot était définie par les pères des futurs époux et le jeune homme donnait des arrhes à sa promise sous la forme de pièces d’or ou d’argent et d’un anneau de fer, symbole du consentement mutuel et de cycle éternel.

Bague Fede
Bague Fede

Il faut attendre le XVème siècle pour que la bague soit sertie. En 1477, l’archiduc Maximilien d’Autriche offre une bague de fiançailles en diamant à sa future épouse Marie de Bourgogne. Dès lors, la tradition s’établit.

Le mariage de Maximiien d'Autriche et de Marie de Bourgogne par Jordaens, 1634-1635
Le mariage de Maximiien d’Autriche et de Marie de Bourgogne par Jordaens, 1634-1635

Au XVIIème et XVIIIème, les modèles se diversifient et les pierres précieuses de couleurs ornent les bagues des futures mariées.

C’est véritablement à partir de la seconde moitié du XIXème siècle, avec l’essor de la bourgeoisie, que la bague de fiançailles devient un symbole romantique et de statut social.

En 1947, De Beers révèle son slogan devenu emblématique : « A Diamond is Forever ». Le diamant serti sur une bague de fiançailles devient le symbole de l’amour éternel.

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Campagne publicitaire « A diamond is forever », De Beers, 1947

Trois bagues de fiançailles célèbres:

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La bague de fiançailles de Kate Middleton, sertie d’un saphir de 18 carats et de 14 diamants.
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Le diamant Krupp d’Elizabeth Taylor
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La bague de fiançailles de Kim Kardashian, sertie d’un diamant de 15 carats

© De Beers

© D.R.

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Bijoux du Second Empire : Mellerio, joaillier emblématique d’une période fastueuse

Les fastes de la «fête impériale» et l’humiliante défaite de 1870 contre la Prusse ont longtemps terni la réputation du Second Empire (1825-1870), suspecté de n’avoir été qu’un temps de divertissements.

L’époque fut celle d’une prospérité sans équivalent et a vu naître les industries du luxe.

Pour célébrer ses 30 ans, le musée d’Orsay met à l’honneur cette première société du spectacle et de la consommation. L’exposition mêle peintures, sculptures, photographies, objets d’art et bijoux.

Pour l’occasion, la maison Mellerio dits Meller, fondée en 1613,  a réuni une collection exceptionnelle de 35 bijoux.

Au Second Empire, la clientèle de Mellerio est prestigieuse: l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie, la princesse Mathilde, les Cours d’Europe, mais aussi de nombreuses personnalités du monde du spectacle et de la culture.

Le foisonnement, la créativité et le savoir-faire joaillier de l’époque se découvrent à travers ces joyaux issus des Archives de Mellerio et de collections particulières.

Broche fleur de lilas, or, émail et diamants, 1862
Broche fleur de lilas, or, émail et diamants, 1862
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Devant de corsage Grand bouquet de rose, diamants et argent sur or, 1864
Broche plume de paon, saphirs, rubis, diamants, émeraudes, argent sur or, 1868
Broche plume de paon, saphirs, rubis, diamants, émeraudes, argent sur or, 1868
Devant de corsage noeud d'inspiration Louis XVI, vers 1850, collection Mellerio
Devant de corsage nœud d’inspiration Louis XVI, diamants, or jaune et argent, vers 1850

Jusqu’au 16 janvier 2017 au Musée d’Orsay.

© Mellerio dits Meller

© Christie’s

© Wartski

© D.R.

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La taille marquise ou le sourire de la marquise de Pompadour

Il existe une dizaine de façons de tailler le diamant. La taille marquise se caractérise par 55 facettes. De forme allongée aux pointes effilées, le centre du diamant est ainsi particulièrement lumineux.

 

Les tailles principales
Les tailles principales

 

La taille marquise
La taille marquise

 

L’histoire de la taille marquise remonte au 18ème siècle. Selon la légende, Louis XV (1710-1774) demanda à ses joailliers de tailler un diamant en s’inspirant du sourire de sa favorite, Jeanne-Antoinette Poisson, la marquise de Pompadour.

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Détail – Portrait de la marquise de Pompadour par François Boucher, 1756

Le nom fait référence à la marquise, rang de noblesse entre un duc et un comte. A la cour, les courtisans portaient un diamant de taille marquise afin de montrer leur rang.

Bague avec un diamant taille marquise de 16.37 carats, Graff
Bague avec un diamant taille marquise de 16.37 carats, Graff

 

Cette forme de diamant est aussi appelée navette car la forme évoque un petit bateau.

 

© D.R.

© Graff

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Back to school! A L’École Van Cleef & Arpels

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Vive la rentrée !
Du 5 au 28 septembre, l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels propose 9 nouveaux cours inédits de 2 ou 3 heures au tarif unique de 100€.
– Introduction à la gemmologie
– Le diamant, une exception gemmologique
– Pratique des techniques joaillières
– Pratique de la laque japonaise Urushi
– Initiation au sertissage : de L’École à l’exposition
– Le gouaché des pierres
– Jeux de bijoux
– Histoires & Bijoux : de l’École au Musée
– Le bijou Art Nouveau : de l’École au Musée
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Pour consulter le programme complet et réserver, c’est ICI.
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Qu’est-ce que l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels?

Créée en 2012, l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels a pour mission de faire connaître les métiers d’art de la joaillerie et de l’horlogerie à un public français et international. Il s’agit de la seule école de ce genre au monde.

L’ÉCOLE propose des cours d’initiation et d’expérimentation à la carte, en français ou en anglais, à tous ceux qui souhaitent devenir des amateurs éclairés. Gemmologie, Histoire de l’Art, Savoir-Faire: les élèves s’inscrivent à un ou plusieurs cours, selon leur choix.

Une équipe composée de deux professeurs anime chaque cours. Le cours découverte Premiers pas dans la Joaillerie dure 2h30 et regroupe 25 élèves. Tous les autres cours durent 4h et regroupent 12 élèves.

31 rue Danielle Casanova, 75001 Paris.

© l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels

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La Vallée des diamants, histoire légendaire du Livre des merveilles de Marco Polo

Le Livre des merveilles, écrit en 1298, appelé aussi le Devisement du monde, retrace les aventures exotiques du célèbre explorateur et marchand vénitien Marco Polo (1254-1324).

Portrait de Marco Polo
Portrait de Marco Polo
La caravane de Marco Polo
La caravane de Marco Polo

Rentré de voyage, la guerre entre Venise et Gênes éclate. Marco Polo est fait prisonnier en 1296 par les génois pendant trois ans. C‘est à son compagnon de cellule et écrivain, Rustichello de Pise, qu’il dicte son livre qui le rend mondialement célèbre.
Il s’agit de l’un des premiers ouvrages majeurs écrit en prose européenne moderne.
Ce récit poétique mêle faits réels observés lors de ses voyages en Orient et histoires légendaires de nature à stimuler l’imaginaire. Les mœurs des peuples les plus divers et les créatures fantastiques sont décrites, de façon émerveillée, pour fasciner les lecteurs.

Source importante d’études des premières explorations géographiques, le Livre des merveilles devient une référence pour les explorateurs tels que Vasco de Gama et Christophe Colomb aux XVème et XVIème siècles.

Carte de la Route de la Soie
Carte de la Route de la Soie

L’une des légendes du Livre des merveilles est celle de la Vallée des diamants. Découverte par Alexandre le Grand dans les montagnes, entre l’Afghanistan et le Pakistan, au IVème siècle avant J-C, cette vallée est protégée par une multitude de serpents et d’aigles infernaux. Croiser le regard maléfique des serpents entraîne une mort immédiate. Pour surprendre les reptiles par leur propre reflet, Alexandre le Grand utilise des miroirs et ainsi, les anéantit.

Le Livre des merveilles
Le Livre des merveilles

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Puis, pour récupérer les diamants, logés au fond de la vallée, le roi de Macédoine y jette des morceaux de viande de mouton. Les aigles se précipitent et attrapent dans leurs serres les morceaux sur lesquels ont adhéré les diamants. Les soldats du grand conquérant n’ont alors plus qu’à chasser les oiseaux pour récupérer les diamants.

D’un point de vue gemmologique, dans cette région du Moyen-Orient, il n’y a pas de source connue de diamants. En revanche, on y trouve des topazes et des tourmalines incolores qui ont pu, selon les connaissances de l’époque, être considérées comme la plus éclatante des pierres précieuses.

 

Crédits photos: ©BNF ©D.R.

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Le bijou de souvenir

Cette veille de Toussaint est l’occasion d’évoquer les bijoux de souvenir, appelés aussi bijoux de deuil.

Apparus au milieu du 17ème siècle, en Angleterre et aux États-Unis, le bijou de deuil est porté après la mort d’un être cher et destiné à en perpétuer le souvenir. Il est, à l’époque, réservé à l’aristocratie.
A cette époque, les formes s’inspirent de la bague Momento Mori du 16ème siècle. La locution latine « souviens-toi que tu vas mourir », inscrite sur un bijou, rappelle à son propriétaire sa mortalité et la vanité de ses activités terrestres. Le bijou de deuil, le plus souvent une bague en or, reprend les motifs macabres tels une tête de mort, un squelette ou un sablier.

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Barrette de deuil en or, cheveux et cristal de roche. Vers 1690. L’inscription mentionne la phrase Men.Lo.Mori et les initiales P.C.
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Médaillon de deuil en or, cheveux et cristal de roche, fin du 17ème siècle

Virginie David Joaillerie

Virginie David Joaillerie

Virginie David

Aux 18ème et 19ème siècles, s’ajoutent des représentations néo-classiques comme une pyramide, une urne ou un obélisque. L’imagerie évolue. Les crânes laissent la place à des éléments de la Nature. Le saule pleureur exprime la mélancolie et le cyprès, les regrets. Des femmes éplorées apparaissent également. Mais la tendance la plus forte est celle du bijou de deuil fait avec des mèches de cheveux du défunt : bague, collier, broche ou encore pendentif porte-photos composé d’un portrait d’un côté et d’une mèche de cheveux derrière un verre de l’autre côté.

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Bague en or, cheveux et cornaline commémorant John Quincy Adams et offert à Robert Charles Winthrop – Etats
Bague en or, cheveux et cornaline, 1848
Pendentif de deuil en or et cheveux avec cadenas et clé
Pendentif de deuil en or et cheveux avec cadenas et clé

Virginie David

En Angleterre, les endeuillés portent de simples anneaux sur lesquels sont gravés le nom, l’âge et la date de décès du défunt, avec la mention « In memory of ».
A partir du milieu du 19ème siècle, la classe moyenne comme à suivre la tradition du bijou de souvenir avec engouement.
Le jais, issu d’une roche carbonée opaque et noire, est massivement utilisé.

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Portrait de Berthe Morisot au chapeau noir, 1872, Edouard Manet (Collection privée)
Portrait de Berthe Morisot au chapeau noir, 1872, Edouard Manet (Collection privée) Virginie David
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Boucles d’oreilles en or et jais

Virginie David Joaillerie

 

 

 

 

 

 

 

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En 1861, à la mort du Prince Consort Albert, la Reine Victoria se pare de bijoux en jais pour porter le deuil.
D’autres matériaux sont employés comme l’émail noir, l’onyx ou l’acier.
Le port du bijou de deuil s’efface au fur et à mesure au début du 20ème siècle.

 

Crédits photos:

©Sotheby’s

© Christie’s

© Massachusetts Historical Society

© Bijoux régionaux

© David

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