La taille marquise ou le sourire de la marquise de Pompadour

Il existe une dizaine de façons de tailler le diamant. La taille marquise se caractérise par 55 facettes. De forme allongée aux pointes effilées, le centre du diamant est ainsi particulièrement lumineux.

 

Les tailles principales
Les tailles principales

 

La taille marquise
La taille marquise

 

L’histoire de la taille marquise remonte au 18ème siècle. Selon la légende, Louis XV (1710-1774) demanda à ses joailliers de tailler un diamant en s’inspirant du sourire de sa favorite, Jeanne-Antoinette Poisson, la marquise de Pompadour.

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D̩tail РPortrait de la marquise de Pompadour par Fran̤ois Boucher, 1756

Le nom fait référence à la marquise, rang de noblesse entre un duc et un comte. A la cour, les courtisans portaient un diamant de taille marquise afin de montrer leur rang.

Bague avec un diamant taille marquise de 16.37 carats, Graff
Bague avec un diamant taille marquise de 16.37 carats, Graff

 

Cette forme de diamant est aussi appelée navette car la forme évoque un petit bateau.

 

© D.R.

© Graff

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Back to school! A L’École Van Cleef & Arpels

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Vive la rentrée !
Du 5 au 28 septembre, l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels propose 9 nouveaux cours inédits de 2 ou 3 heures au tarif unique de 100€.
– Introduction à la gemmologie
– Le diamant, une exception gemmologique
РPratique des techniques joailli̬res
– Pratique de la laque japonaise Urushi
– Initiation au sertissage : de L’École à l’exposition
РLe gouach̩ des pierres
– Jeux de bijoux
– Histoires & Bijoux : de l’École au Musée
– Le bijou Art Nouveau : de l’École au Musée
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Pour consulter le programme complet et réserver, c’est ICI.
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Qu’est-ce que l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels?

Créée en 2012, l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels a pour mission de faire connaître les métiers d’art de la joaillerie et de l’horlogerie à un public français et international. Il s’agit de la seule école de ce genre au monde.

L’ÉCOLE propose des cours d’initiation et d’expérimentation à la carte, en français ou en anglais, à tous ceux qui souhaitent devenir des amateurs éclairés. Gemmologie, Histoire de l’Art, Savoir-Faire: les élèves s’inscrivent à un ou plusieurs cours, selon leur choix.

Une équipe composée de deux professeurs anime chaque cours. Le cours découverte Premiers pas dans la Joaillerie dure 2h30 et regroupe 25 élèves. Tous les autres cours durent 4h et regroupent 12 élèves.

31 rue Danielle Casanova, 75001 Paris.

© l’ÉCOLE Van Cleef & Arpels

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La Vallée des diamants, histoire légendaire du Livre des merveilles de Marco Polo

Le Livre des merveilles, écrit en 1298, appelé aussi le Devisement du monde, retrace les aventures exotiques du célèbre explorateur et marchand vénitien Marco Polo (1254-1324).

Portrait de Marco Polo
Portrait de Marco Polo
La caravane de Marco Polo
La caravane de Marco Polo

Rentré de voyage, la guerre entre Venise et Gênes éclate. Marco Polo est fait prisonnier en 1296 par les génois pendant trois ans. C‘est à son compagnon de cellule et écrivain, Rustichello de Pise, qu’il dicte son livre qui le rend mondialement célèbre.
Il s’agit de l’un des premiers ouvrages majeurs écrit en prose européenne moderne.
Ce récit poétique mêle faits réels observés lors de ses voyages en Orient et histoires légendaires de nature à stimuler l’imaginaire. Les mœurs des peuples les plus divers et les créatures fantastiques sont décrites, de façon émerveillée, pour fasciner les lecteurs.

Source importante d’études des premières explorations géographiques, le Livre des merveilles devient une référence pour les explorateurs tels que Vasco de Gama et Christophe Colomb aux XVème et XVIème siècles.

Carte de la Route de la Soie
Carte de la Route de la Soie

L’une des légendes du Livre des merveilles est celle de la Vallée des diamants. Découverte par Alexandre le Grand dans les montagnes, entre l’Afghanistan et le Pakistan, au IVème siècle avant J-C, cette vallée est protégée par une multitude de serpents et d’aigles infernaux. Croiser le regard maléfique des serpents entraîne une mort immédiate. Pour surprendre les reptiles par leur propre reflet, Alexandre le Grand utilise des miroirs et ainsi, les anéantit.

Le Livre des merveilles
Le Livre des merveilles

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Puis, pour récupérer les diamants, logés au fond de la vallée, le roi de Macédoine y jette des morceaux de viande de mouton. Les aigles se précipitent et attrapent dans leurs serres les morceaux sur lesquels ont adhéré les diamants. Les soldats du grand conquérant n’ont alors plus qu’à chasser les oiseaux pour récupérer les diamants.

D’un point de vue gemmologique, dans cette région du Moyen-Orient, il n’y a pas de source connue de diamants. En revanche, on y trouve des topazes et des tourmalines incolores qui ont pu, selon les connaissances de l’époque, être considérées comme la plus éclatante des pierres précieuses.

 

Crédits photos: ©BNF ©D.R.

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Le bijou de souvenir

Cette veille de Toussaint est l’occasion d’évoquer les bijoux de souvenir, appelés aussi bijoux de deuil.

Apparus au milieu du 17ème siècle, en Angleterre et aux États-Unis, le bijou de deuil est porté après la mort d’un être cher et destiné à en perpétuer le souvenir. Il est, à l’époque, réservé à l’aristocratie.
A cette époque, les formes s’inspirent de la bague Momento Mori du 16ème siècle. La locution latine « souviens-toi que tu vas mourir », inscrite sur un bijou, rappelle à son propriétaire sa mortalité et la vanité de ses activités terrestres. Le bijou de deuil, le plus souvent une bague en or, reprend les motifs macabres tels une tête de mort, un squelette ou un sablier.

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Barrette de deuil en or, cheveux et cristal de roche. Vers 1690. L’inscription mentionne la phrase Men.Lo.Mori et les initiales P.C.
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Médaillon de deuil en or, cheveux et cristal de roche, fin du 17ème siècle

Virginie David Joaillerie

Virginie David Joaillerie

Virginie David

Aux 18ème et 19ème siècles, s’ajoutent des représentations néo-classiques comme une pyramide, une urne ou un obélisque. L’imagerie évolue. Les crânes laissent la place à des éléments de la Nature. Le saule pleureur exprime la mélancolie et le cyprès, les regrets. Des femmes éplorées apparaissent également. Mais la tendance la plus forte est celle du bijou de deuil fait avec des mèches de cheveux du défunt : bague, collier, broche ou encore pendentif porte-photos composé d’un portrait d’un côté et d’une mèche de cheveux derrière un verre de l’autre côté.

Virginie David

Bague en or, cheveux et cornaline commémorant John Quincy Adams et offert à Robert Charles Winthrop – Etats
Bague en or, cheveux et cornaline, 1848
Pendentif de deuil en or et cheveux avec cadenas et clé
Pendentif de deuil en or et cheveux avec cadenas et clé

Virginie David

En Angleterre, les endeuillés portent de simples anneaux sur lesquels sont gravés le nom, l’âge et la date de décès du défunt, avec la mention « In memory of ».
A partir du milieu du 19ème siècle, la classe moyenne comme à suivre la tradition du bijou de souvenir avec engouement.
Le jais, issu d’une roche carbonée opaque et noire, est massivement utilisé.

Virginie David

Portrait de Berthe Morisot au chapeau noir, 1872, Edouard Manet (Collection privée)
Portrait de Berthe Morisot au chapeau noir, 1872, Edouard Manet (Collection privée) Virginie David
_Virginie_David Boucles d'oreilles en or et jais
Boucles d’oreilles en or et jais

Virginie David Joaillerie

 

 

 

 

 

 

 

Virginie David

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En 1861, à la mort du Prince Consort Albert, la Reine Victoria se pare de bijoux en jais pour porter le deuil.
D’autres matériaux sont employés comme l’émail noir, l’onyx ou l’acier.
Le port du bijou de deuil s’efface au fur et à mesure au début du 20ème siècle.

 

Crédits photos:

©Sotheby’s

© Christie’s

© Massachusetts Historical Society

© Bijoux régionaux

© David

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Jean-Baptiste Tavernier, l’aventurier de l’Orient

Jean-Baptiste Tavernier, né à Paris en 1605 et mort à Moscou en juillet 1689, est un voyageur et marchand de biens précieux auprès des cours royales. Il fait figure de pionner ayant commercé le premier avec l’Inde pour l’achat de pierres précieuses. Certaines de ces gemmes sont illustres comme le diamant « Bleu de France » de 69 carats, extrait des mines de Golconde, qui a été acheté par Louis XIV en 1669.

Le Bleu de France
Le Bleu de France

Fils d’un marchand de cartes géographiques, Jean-Baptiste Tavernier a très vite le goût du voyage. A la fin de son adolescence, il a déjà visité l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Allemagne. Puis, il passe 4 ans au service du vice-roi de Hongrie. Il séjourne ensuite en Italie où il s’initie à l’art militaire. Il ambitionne ensuite de parcourir l’Orient et atteint Constantinople en 1631. De là, il continue sa route vers l’Arménie, l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Turquie et Malte. Il regagne Paris en 1633. En 1638, il entreprend un deuxième voyage pour aller en Inde, jusqu’aux mines de diamants de Golconde. Il est reçu à la cour du Grand Moghol et trouve ses clients parmi les grands princes de l’Orient. Les voyages suivants le conduisent à Java et au Cap entre 1643 et 1649.

Portrait de Jean-Baptiste Tavernier en costume oriental
Portrait de Jean-Baptiste Tavernier en costume oriental

Jean-Baptiste Tavernier est anobli par Louis XIV en 1669 et bénéficie de sa protection. A la demande du roi, il s’attèle à écrire ses mémoires de voyage. Le recueil Les Six voyages de Jean-Baptiste Tavernier, écrit en 1676, reste l’ouvrage le plus notable. Fort utile pour les autres négociants, il répertorie notamment les taux de change et les règles commerciales des pays visités. Montesquieu s’inspira de ce récit pour étoffer la correspondance de ses voyageurs dans les Lettres persanes parues en 1721.

Carte des Voyages de M. Jean-Baptiste Tavernier
Carte des Voyages de M. Jean-Baptiste Tavernier

Les dernières années de sa vie sont méconnues. Nous savons cependant qu’en 1687, à 82 ans, en partie ruiné par les mauvaises affaires de son fils, il entreprit un ultime voyage pour la Perse. En chemin, il meurt à Moscou en 1689.
Au cours de 40 ans de voyage, Jean-Baptiste Tavernier a parcouru près de 240 000km, une prouesse pour l’époque.

 

Crédits photos:
© Tavernier en costume oriental. Portrait paru dans Les Six voyages de Jean-Baptiste Tavernier. D.R.
©Le Bleu de France. D.R.
© Cartes des voyages de Mr. Tavernier dans les Indes, par diverses routes. D.R.

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