SUZANNE BELPERRON

Née Vuillerme dans le Jura en 1900, Suzanne Belperron étudie les arts décoratifs à l’Ecole des Beaux-Arts de Besançon et obtient le premier prix du concours des Arts décoratifs de l’année 1917-1918.

Portrait de Suzanne Belperron
Portrait de Suzanne Belperron

Elle s’installe à Paris et débute sa carrière en 1921 en tant que modéliste-dessinatrice au sein de la Maison de joaillerie Boivin. Ces dessins aux volutes innovantes, aux formes spontanées, à contre-courant du style épuré de l’Art Déco, contribuent à propulser la Maison Boivin dans un mouvement avant-gardiste apprécié.

Elle épouse Jean Belperron, un ingénieur civil, en 1924.

En 1932, elle quitte la Maison Boivin pour s’associer avec le négociant de pierres précieuses et de perles, Bernard Herz. Elle jouit d’une grande liberté créatrice et impose des bijoux audacieux inspirés de la Nature et des cultures lointaines. Les Grands couturiers français ainsi que la presse internationale la sollicitent.

 

Bracelets Suzanne Belperron
Bracelets Suzanne Belperron

« Mon style est ma signature » aime-elle répéter. Elle estime que l’originalité de ses bijoux les rend aisément identifiables sans qu’il soit nécessaire de les signer. Aujourd’hui, les pièces peuvent être certifiées grâce à un fonds d’archives.

Au cours de la Seconde guerre mondiale, Bernard Herz est déporté. A sa demande, Suzanne Belperron transfère la société à son nom pour la sauvegarder. A la fin de la guerre, le fils de Bernard Herz, Jean, est libéré. Une nouvelle société se créée en partenariat, à parts égales.

 

 

Dans ses salons, Suzanne Belperron reçoit sa clientèle sur rendez-vous. Le bouche à oreille lui assure une notoriété croissante, en France comme à l’international. La profusion de couleurs, l’usage de pierres peu utilisées à l’époque et le mélange spontané de matériaux séduisent.

Elle est élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur en 1963.

En 1975, Suzanne Belperron se retire des affaires et refuse, par la suite, toutes les propositions de collaboration visant à poursuivre l’édition de ses bijoux.

Elle meurt en 1983 à l’âge de 82 ans. Sans descendance, elle lègue ses biens à un ami proche.

Boucles d'oreilles Ananas Suzanne Belperron
Boucles d’oreilles Ananas Suzanne Belperron

 

Oubliée un temps, l’œuvre de Suzanne Belperron est révélée au grand public grâce à la vente aux enchères par Sotheby’s à Genève, en 1987, de la collection de bijoux de la duchesse de Windsor, une très fidèle cliente de Suzanne Belperron.

En mai dernier, Sotheby’s organise une vente exceptionnelle de bijoux ayant appartenu à une femme argentine. Quinze bijoux dessinés par Suzanne Belperron ont atteint des records de vente puisqu’ils ont été adjugés entre 4 et 6 fois leur estimation basse.

 

 

Grande signature très recherchée des collectionneurs du monde entier, l’admiration pour les créations joaillières de Suzanne Belperron perdure.

 

Crédits Photos :

©Belperron / Christie’s / Christie’s Images Ltd 2012

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