L’École des Arts Joailliers: Back to school!

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En septembre, L’École des Arts Joailliers propose un programme inédit de cours de 2 à 4 heures pour s’adapter à toutes les envies et tous les agendas de la rentrée !

Créée en 2012 avec le soutien de Van Cleef & Arpels, l’École des Arts Joailliers est une école dédiée à l’apprentissage et la découverte du monde de la joaillerie.
Elle propose des cours d’initiation et d’expérimentation autour de trois thématiques : l’Histoire de l’Art du bijou, le Monde des pierres, et le Savoir-Faire joaillier.

Dispensés en français ou en anglais, les cours s’adressent à tous ceux qui souhaitent devenir des amateurs éclairés ; il n’y a pas de pré-requis.

Deux professeurs animent chaque cours, et un maximum de 8 à 12 élèves y assistent.

Le programme du mois de septembre se découvre ci-dessous:

Programme des cours

L’École des Arts Joailliers

22, place Vendôme 75001 Paris France

Entrée des élèves: 31, rue Danielle Casanova

+33 1 70 70 38 40

www.lecolevancleefarpels.com

@lecolevancleefarpels

Copyright @ Van Cleef & Arpels. Tous droits réservés.

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Exposition: De Calder à Koons, bijoux d’artistes. La collection idéale de Diane Venet

De Alexander Calder à Jeff Koons, en passant par Max Ernst, Pablo Picasso, Niki de Saint Phalle, César, Takis, ou encore Louise Bourgeois, nombreux sont les artistes modernes et contemporains à s’être intéressés de près au bijou.

Or, pièce unique, collection Diane Venet
Bague Ligne indéterminée, Bernar Venet, 1998. Or, pièce unique, collection Diane Venet

Diane Venet, collectionneuse de bijoux d’artistes depuis plus de 30 ans, fait partager sa passion pour ces œuvres miniatures qui souvent accompagnent le langage plastique de l’artiste.

Broche Nana, Niki de Saint Phalle, 1973. Email.
Broche Nana, Niki de Saint Phalle, 1973.
Email.

Sa collection, riche de 230 pièces, associée à des prêts exceptionnels de galeries mais aussi de collectionneurs et de familles d’artistes, illustre, de façon chronologique et thématique, le travail de 150 artistes français et internationaux.

Broche Cuillère avec montre-peigne, Salvador Dalí
Broche Cuillère avec montre-peigne, Salvador Dalí

Les bijoux de Diane Venet, comme une collection idéale, entrent en résonance avec des œuvres plastiques plus monumentales permettant de varier les échelles, les rythmes et d’annuler les hiérarchies. L’infiniment petit rejoint l’infiniment grand.

Porter un bijou d’artiste n’est pas un acte anodin. C’est s’approprier en quelque sorte un peu du génie de l’artiste qui l’a créé et le magnifier en une vie nouvelle. Objet de curiosité, sujet de conversation, il révèle chez celle ou celui qui le porte un désir de singularité.

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Broche Tête de fou, Orlan, 2010

Non exhaustive, subjective et poétique, dictée par des coups de cœur, cette exposition est à l’image de la passion de Diane Venet pour la création : multiforme, ludique et exigeante.

Du 7 mars au 8 juillet 2018.

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Exposition MEDUSA, Bijoux et tabous

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente MEDUSA, une exposition portant un regard contemporain et inédit sur le bijou, qui révèle certains tabous.

Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Objet au statut ambigu, à mi-chemin entre parure et sculpture, il reste l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes et universelles bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une œuvre d’art. Il est en effet souvent perçu comme trop près du corps, trop féminin, précieux, ornemental, ou primitif. Mais il doit aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains d’avoir été réinventé, transformé et éloigné de ses propres traditions.

Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière
Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière

MEDUSA entend interroger les frontières traditionnelles de l’art, en reconsidérant, avec la complicité des artistes, les questions de l’artisanat, du décoratif, de la mode, de la culture pop.

L’exposition réunit plus de 400 bijoux : réalisés par des artistes (Anni Albers, Man Ray, Meret Oppenheim, Alexander Calder, Louise Bourgeois, Lucio Fontana, Niki de Saint Phalle, Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Danny McDonald, Sylvie Auvray…), des bijoutiers d’avant-garde et de designers (René Lalique, Suzanne Belperron, Line Vautrin, Art Smith, Tony Duquette, Bless, Nervous System…), mais aussi des bijoutiers contemporains (Gijs Bakker, Otto Künzli, Karl Fristch, Dorothea Prühl, Seulgi Kwon, Sophie Hanagarth…) ou encore des joailliers (Cartier, Van Cleef & Arpels, Victoire de Castellane, Buccellati…), ainsi que des pièces anonymes, plus anciennes ou non-occidentales (de la Préhistoire, du Moyen-Age, des bijoux amérindiens, du punk et du rap au bijou fantaisie…).

Photographie d'Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)
Photographie d’Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)

Ces pièces, connues et méconnues, uniques, multiples, faites à la main, industriellement, ou par ordinateur, mélangent des esthétiques raffinées, artisanales, amateures, ou au contraire futuristes. Elles vont parfois bien au-delà du bijou et n’hésitent pas à explorer des usages inhabituels.

Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968 platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants taille brillant et baguette pour un poids total de 178,21 carats, eux émeraudes de forme poire (yeux), émail vert, rouge et noir
Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968
platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants pour un poids total de 178,21 carats, émeraudes, émail vert, rouge et noir

L’exposition s’articule autour de quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Chaque section part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire, et révéler, in fine, la force subversive et performative qui les sous-tend.

Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.
Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.

Une quinzaine d’installations d’artistes contemporains (Mike Kelley, Leonor Antunes, Jean-Marie Appriou, Atelier EB, Liz Craft…) rythme le parcours en écho avec les sections de l’exposition. Les œuvres présentées questionnent les problématiques du décor, et de l’ornement et ancrent notre relation au bijou dans un rapport élargi au corps et au monde.

Jusqu’au 5 novembre 2017.

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 Avenue du Président Wilson 75116 Paris Tel. 01 53 67 40 00 www.mam.paris.fr

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

© Photo : Robin Hill

© Estate of Evelyn Hofer © 2017 Calder Foundation New-York / ADAGP, Paris 2017

© Cartier,  Photo : Nick Welsh, Cartier Collection

© DR

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Le bijou de souvenir

Cette veille de Toussaint est l’occasion d’évoquer les bijoux de souvenir, appelés aussi bijoux de deuil.

Apparus au milieu du 17ème siècle, en Angleterre et aux États-Unis, le bijou de deuil est porté après la mort d’un être cher et destiné à en perpétuer le souvenir. Il est, à l’époque, réservé à l’aristocratie.
A cette époque, les formes s’inspirent de la bague Momento Mori du 16ème siècle. La locution latine « souviens-toi que tu vas mourir », inscrite sur un bijou, rappelle à son propriétaire sa mortalité et la vanité de ses activités terrestres. Le bijou de deuil, le plus souvent une bague en or, reprend les motifs macabres tels une tête de mort, un squelette ou un sablier.

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Barrette de deuil en or, cheveux et cristal de roche. Vers 1690. L’inscription mentionne la phrase Men.Lo.Mori et les initiales P.C.
Bijou de deuil Broche 2
Médaillon de deuil en or, cheveux et cristal de roche, fin du 17ème siècle

Virginie David Joaillerie

Virginie David Joaillerie

Virginie David

Aux 18ème et 19ème siècles, s’ajoutent des représentations néo-classiques comme une pyramide, une urne ou un obélisque. L’imagerie évolue. Les crânes laissent la place à des éléments de la Nature. Le saule pleureur exprime la mélancolie et le cyprès, les regrets. Des femmes éplorées apparaissent également. Mais la tendance la plus forte est celle du bijou de deuil fait avec des mèches de cheveux du défunt : bague, collier, broche ou encore pendentif porte-photos composé d’un portrait d’un côté et d’une mèche de cheveux derrière un verre de l’autre côté.

Virginie David

Bague en or, cheveux et cornaline commémorant John Quincy Adams et offert à Robert Charles Winthrop – Etats
Bague en or, cheveux et cornaline, 1848
Pendentif de deuil en or et cheveux avec cadenas et clé
Pendentif de deuil en or et cheveux avec cadenas et clé

Virginie David

En Angleterre, les endeuillés portent de simples anneaux sur lesquels sont gravés le nom, l’âge et la date de décès du défunt, avec la mention « In memory of ».
A partir du milieu du 19ème siècle, la classe moyenne comme à suivre la tradition du bijou de souvenir avec engouement.
Le jais, issu d’une roche carbonée opaque et noire, est massivement utilisé.

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Portrait de Berthe Morisot au chapeau noir, 1872, Edouard Manet (Collection privée)
Portrait de Berthe Morisot au chapeau noir, 1872, Edouard Manet (Collection privée) Virginie David
_Virginie_David Boucles d'oreilles en or et jais
Boucles d’oreilles en or et jais

Virginie David Joaillerie

 

 

 

 

 

 

 

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En 1861, à la mort du Prince Consort Albert, la Reine Victoria se pare de bijoux en jais pour porter le deuil.
D’autres matériaux sont employés comme l’émail noir, l’onyx ou l’acier.
Le port du bijou de deuil s’efface au fur et à mesure au début du 20ème siècle.

 

Crédits photos:

©Sotheby’s

© Christie’s

© Massachusetts Historical Society

© Bijoux régionaux

© David

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