L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS PRÉSENTE LACLOCHE JOAILLIERS

Pour la première fois, une exposition et un ouvrage rendent hommage à Lacloche, maison de joaillerie emblématique en Europe de 1892 à 1967.

UNE EXPOSITION JUSQU’AU 20 DÉCEMBRE 2019

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Bracelet en diamants, onyx et rubis taillés en cabochons, 1925. Le premier propriétaire de ce bijou l’acquit auprès de Lacloche Frères lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes à Paris en octobre 1925. LA Collection Privée. © 2019 Christie’s Images Limited

La Belle Époque de la maison Lacloche
La maison Lacloche fut l’une des gloires de la joaillerie parisienne, de la Belle Époque aux années 1960. Établie rue de la Paix en 1901, elle était également présente à Madrid et Londres et disposait de succursales à Nice, Biarritz, Saint-Sébastien, Cannes, Deauville.

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Lacloche Frères, puis Jacques Lacloche, ont paré des têtes couronnées – la reine Victoria d’Espagne, Édouard VII d’Angleterre, les rois de Grèce et de Siam -, des personnalités de l’aristocratie, telle la duchesse de Westminster, ainsi que des stars d’Hollywood, dont Grace Kelly.

Pour la première fois, une exposition leur est dédiée. Elle est organisée alors que paraît l’unique monographie sur cette brillante famille de joailliers par Laurence Mouillefarine, également co-auteur de l’ouvrage, aux éditions Norma.

À travers des bijoux, des pendules et pendulettes, des nécessaires de beauté – la spécialité des Lacloche – et des documents d’archives, la rétrospective illustrera, tour à tour, le naturalisme propre à l’Art nouveau, l’Egyptomanie et l’engouement pour l’Extrême-Orient au temps des Années folles, le modernisme de l’Art déco, la fantaisie séduisante des années 1950.

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Bracelet manchette en or blanc, or jaune, argent, cabochons de corail, signé J. Lacloche Cannes, 1937. LA Collection Privée. © Photo Luc Pâris

L’apogée de la maison Lacloche
Toutefois, le point d’orgue de cette rétrospective inédite sera l’évocation d’un événement devenu historique : l’Exposition internationale de 1925 qui se tint à Paris durant six mois. Une longue chasse aux trésors a, en effet, permis de retrouver, aux quatre coins du monde et auprès de collectionneurs privés, des joyaux que les frères Lacloche déployèrent sur leur stand lors de cette manifestation mythique. Des bracelets, des broches, des pendulettes, des boîtes qui, tous, éblouissent par leur élégance et la délicatesse de leur fabrication.

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Bracelet en or, émail, rubis gravés,1938. Photo Benjamin Chelly

 

Commissariat scientifique
Laurence Mouillefarine, journaliste, spécialiste du marché de l’art, a collaboré avec Architectural Digest, Le Figaro Magazine, La Gazette Drouot, Madame Figaro.
Passionnée par la création de l’entre-deux-guerres, elle a été la co-commissaire de l’exposition « Bijoux Art déco et avant-garde » au musée des Arts décoratifs à Paris en 2009.

Jusqu’au 20 décembre 2019
Entrée libre du lundi au samedi de 12h à 19h

L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS
31, rue Danielle Casanova, 75001 Paris

© L’École des Arts Joailliers

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EXPOSITION: L’École des Arts Joailliers présente Paradis d’Oiseaux du 15 mai au 13 juillet

L’École des Arts Joailliers présente, du 15 mai au 13 juillet 2019, « Paradis d’Oiseaux », une exposition originale regroupant une sélection de broches emblématiques issues de deux collections privées et de fonds patrimoniaux de la Maison Van Cleef & Arpels. Ces broches font écho à l’essor d’un goût pour la représentation de l’oiseau, créature délicate, vive et pure, qui fait le lien entre le ciel et la terre. Elles dialoguent avec des œuvres patrimoniales prêtées exceptionnellement par le Muséum national d’Histoire naturelle, le Musée des Arts Décoratifs et le Musée national de céramique de Sèvres.

Oiseau de paradis Gouaché sur papier cartonné Archives Van Cleef & Arpels © Van Cleef & Arpels
Oiseau de paradis. Gouaché sur papier cartonné. Archives Van Cleef & Arpels.
Broche Paon Charles Mellerio Vers 1910 Collection privée © Studio Sébert – photographes, Laurent Legendre
Broche Paon Charles Mellerio. Vers 1910. Collection privée.

Les Paradis d’Oiseaux
La multiplication des oiseaux dans la joaillerie à partir de la fin du XIXe siècle s’inscrit dans le goût pour un naturalisme décoratif qui envahit les intérieurs. Au sein des collections de naturalia constituées par des amateurs d’histoire naturelle figurent des spécimens naturalisés appelés « paradis d’oiseaux ».

Clip Oiseau de Paradis Van Cleef & Arpels, 1942 Collection Van Cleef & Arpels © Van Cleef & Arpels
Clip Oiseau de Paradis Van Cleef & Arpels, 1942 Collection Van Cleef & Arpels.
Clip Oiseau Van Cleef & Arpels, 1963 Collection Van Cleef & Arpels © Van Cleef & Arpels / Photo P. Gries
Clip Oiseau Van Cleef & Arpels, 1963 Collection Van Cleef & Arpels.

Symptomatique d’un goût pour le romantisme, la curiosité et le voyage, portée par l’enrichissement des connaissances diffusées par des ouvrages ornithologiques, la création joaillère porte un regard de plus en plus averti sur la diversité, la morphologie et le comportement des oiseaux. Sont ainsi imaginées toutes les audaces stylistiques.

Tête de femme aux oiseaux Encre sur papier beige Maurice Marinot 1919 © MAD, Paris
Tête de femme aux oiseaux Encre sur papier beige Maurice Marinot 1919

L’exposition
L’exposition propose un parcours entre ciel et terre, recréant l’abondance d’oiseaux qui caractérise le paradis dans les arts. Elle présente, entre autres œuvres, des broches d’oiseaux, créées notamment par Baugrand, Cartier, Mauboussin, Mellerio, Rouvenat, Sterlé et Van Cleef & Arpels.
Les pièces sélectionnées offrent au visiteur un parcours dans la création joaillière et les arts en général, mettant en lumière le travail de l’artiste, entre naturalisme et stylisation, entre fidélité à la nature et audace formelle, entre réalisme et symbole.
Du 15 mai au 13 juillet 2019
Entrée libre du lundi au samedi de 12h à 19h

L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS
31, rue Danielle Casanova, 75001 Paris

© Van Cleef & Arpels

© Studio Sébert – photographes, Laurent Legendre

© Van Cleef & Arpels

© Van Cleef & Arpels / Photo P. Gries

© MAD, Paris

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Exposition « Bagues d’homme, Collection Yves Gastou » à l’École des Arts Joailliers

L’École des Arts Joailliers expose pour la première fois, du 5 octobre au 30 novembre 2018, la collection de bagues d’hommes d’Yves Gastou. L’exposition met en valeur 500 bagues allant des bagues de doges de Venise du XVIIe siècle à celles des bikers américains des années 1970, des bagues antiques de l’ancienne Égypte aux vanités du XIXe siècle ou des émaux du XVIIIe siècle aux bagues d’artistes contemporains...

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Image tirée du livre Bagues d’homme, d’Yves Gastou, Delphine Antoine et Harold Mollet – L’École des Arts Joailliers © Benjamin Chelly / Albin Michel

Cette volonté de donner à voir le bijou sous toutes ses facettes, de lever le voile sur ces trésors peu connus est au cœur des missions de L’École : «Occultée par l’apparat féminin, la bague masculine retrouve ici toute sa grandeur dans un foisonnement qui parle à l’œil, à l’âme et au cœur.» Marie Vallanet-Delhom, Présidente de L’École des Arts Joailliers.
Yves Gastou est une personnalité incontournable de Saint-Germain-des-Prés à Paris, quartier où il vit et exerce son métier d’antiquaire depuis plus de trente ans. Antiquaire défricheur, il sera le premier de sa génération à confronter le mobilier français et italien des années 40-50-70 aux pièces emblématiques du design des années 80, de Sottsass, Mendini, à Kuramata. Yves Gastou a constitué cette collection de bagues avec accumulation, frénésie, acharnement et prise de risques, depuis plus de trente ans, au gré à la fois de son parcours habituel de chineur (brocantes, ventes publiques, fonds de stocks de joailliers, fonds d’ateliers), mais également de ses voyages.
Riche de plus de mille bagues, d’époques et d’origines variées, la collection d’Yves Gastou relève d’une démarche qui, pour originale et personnelle qu’elle soit, s’inscrit dans une histoire du collectionnisme, vieille de plusieurs siècles.
La joaillerie masculine se fait toujours l’écho d’une réalité sociale, politique, économique et artistique. Bien plus qu’un élément de parure, le bijou masculin est à la fois instrument d’affirmation du pouvoir, outil de communication et accessoire de mode. Les différentes mutations de la société entraînent nécessairement des évolutions quant à l’usage des bijoux masculins et au rapport de l’homme avec la coquetterie.
La scénographie illustre sept thèmes chers au collectionneur : néoclassique, chevalerie, gothique, religieux, vanités, ethnique, curiosités.

L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS

31, rue Danielle Casanova, 75001 Paris
Exposition du 5 octobre au 30 novembre 2018

Entrée libre du lundi au samedi de 12h à 19h

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Exposition MEDUSA, Bijoux et tabous

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente MEDUSA, une exposition portant un regard contemporain et inédit sur le bijou, qui révèle certains tabous.

Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Objet au statut ambigu, à mi-chemin entre parure et sculpture, il reste l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes et universelles bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une œuvre d’art. Il est en effet souvent perçu comme trop près du corps, trop féminin, précieux, ornemental, ou primitif. Mais il doit aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains d’avoir été réinventé, transformé et éloigné de ses propres traditions.

Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière
Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière

MEDUSA entend interroger les frontières traditionnelles de l’art, en reconsidérant, avec la complicité des artistes, les questions de l’artisanat, du décoratif, de la mode, de la culture pop.

L’exposition réunit plus de 400 bijoux : réalisés par des artistes (Anni Albers, Man Ray, Meret Oppenheim, Alexander Calder, Louise Bourgeois, Lucio Fontana, Niki de Saint Phalle, Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Danny McDonald, Sylvie Auvray…), des bijoutiers d’avant-garde et de designers (René Lalique, Suzanne Belperron, Line Vautrin, Art Smith, Tony Duquette, Bless, Nervous System…), mais aussi des bijoutiers contemporains (Gijs Bakker, Otto Künzli, Karl Fristch, Dorothea Prühl, Seulgi Kwon, Sophie Hanagarth…) ou encore des joailliers (Cartier, Van Cleef & Arpels, Victoire de Castellane, Buccellati…), ainsi que des pièces anonymes, plus anciennes ou non-occidentales (de la Préhistoire, du Moyen-Age, des bijoux amérindiens, du punk et du rap au bijou fantaisie…).

Photographie d'Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)
Photographie d’Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)

Ces pièces, connues et méconnues, uniques, multiples, faites à la main, industriellement, ou par ordinateur, mélangent des esthétiques raffinées, artisanales, amateures, ou au contraire futuristes. Elles vont parfois bien au-delà du bijou et n’hésitent pas à explorer des usages inhabituels.

Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968 platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants taille brillant et baguette pour un poids total de 178,21 carats, eux émeraudes de forme poire (yeux), émail vert, rouge et noir
Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968
platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants pour un poids total de 178,21 carats, émeraudes, émail vert, rouge et noir

L’exposition s’articule autour de quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Chaque section part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire, et révéler, in fine, la force subversive et performative qui les sous-tend.

Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.
Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.

Une quinzaine d’installations d’artistes contemporains (Mike Kelley, Leonor Antunes, Jean-Marie Appriou, Atelier EB, Liz Craft…) rythme le parcours en écho avec les sections de l’exposition. Les œuvres présentées questionnent les problématiques du décor, et de l’ornement et ancrent notre relation au bijou dans un rapport élargi au corps et au monde.

Jusqu’au 5 novembre 2017.

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 Avenue du Président Wilson 75116 Paris Tel. 01 53 67 40 00 www.mam.paris.fr

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

© Photo : Robin Hill

© Estate of Evelyn Hofer © 2017 Calder Foundation New-York / ADAGP, Paris 2017

© Cartier,  Photo : Nick Welsh, Cartier Collection

© DR

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