Exposition « Bagues d’homme, Collection Yves Gastou » à l’École des Arts Joailliers

L’École des Arts Joailliers expose pour la première fois, du 5 octobre au 30 novembre 2018, la collection de bagues d’hommes d’Yves Gastou. L’exposition met en valeur 500 bagues allant des bagues de doges de Venise du XVIIe siècle à celles des bikers américains des années 1970, des bagues antiques de l’ancienne Égypte aux vanités du XIXe siècle ou des émaux du XVIIIe siècle aux bagues d’artistes contemporains...

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Image tirée du livre Bagues d’homme, d’Yves Gastou, Delphine Antoine et Harold Mollet – L’École des Arts Joailliers © Benjamin Chelly / Albin Michel

Cette volonté de donner à voir le bijou sous toutes ses facettes, de lever le voile sur ces trésors peu connus est au cœur des missions de L’École : «Occultée par l’apparat féminin, la bague masculine retrouve ici toute sa grandeur dans un foisonnement qui parle à l’œil, à l’âme et au cœur.» Marie Vallanet-Delhom, Présidente de L’École des Arts Joailliers.
Yves Gastou est une personnalité incontournable de Saint-Germain-des-Prés à Paris, quartier où il vit et exerce son métier d’antiquaire depuis plus de trente ans. Antiquaire défricheur, il sera le premier de sa génération à confronter le mobilier français et italien des années 40-50-70 aux pièces emblématiques du design des années 80, de Sottsass, Mendini, à Kuramata. Yves Gastou a constitué cette collection de bagues avec accumulation, frénésie, acharnement et prise de risques, depuis plus de trente ans, au gré à la fois de son parcours habituel de chineur (brocantes, ventes publiques, fonds de stocks de joailliers, fonds d’ateliers), mais également de ses voyages.
Riche de plus de mille bagues, d’époques et d’origines variées, la collection d’Yves Gastou relève d’une démarche qui, pour originale et personnelle qu’elle soit, s’inscrit dans une histoire du collectionnisme, vieille de plusieurs siècles.
La joaillerie masculine se fait toujours l’écho d’une réalité sociale, politique, économique et artistique. Bien plus qu’un élément de parure, le bijou masculin est à la fois instrument d’affirmation du pouvoir, outil de communication et accessoire de mode. Les différentes mutations de la société entraînent nécessairement des évolutions quant à l’usage des bijoux masculins et au rapport de l’homme avec la coquetterie.
La scénographie illustre sept thèmes chers au collectionneur : néoclassique, chevalerie, gothique, religieux, vanités, ethnique, curiosités.

L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS

31, rue Danielle Casanova, 75001 Paris
Exposition du 5 octobre au 30 novembre 2018

Entrée libre du lundi au samedi de 12h à 19h

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Exposition MEDUSA, Bijoux et tabous

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente MEDUSA, une exposition portant un regard contemporain et inédit sur le bijou, qui révèle certains tabous.

Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Objet au statut ambigu, à mi-chemin entre parure et sculpture, il reste l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes et universelles bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une œuvre d’art. Il est en effet souvent perçu comme trop près du corps, trop féminin, précieux, ornemental, ou primitif. Mais il doit aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains d’avoir été réinventé, transformé et éloigné de ses propres traditions.

Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière
Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 Broche Or 18 carats, rubis, perles de culture Miami, Collection particulière

MEDUSA entend interroger les frontières traditionnelles de l’art, en reconsidérant, avec la complicité des artistes, les questions de l’artisanat, du décoratif, de la mode, de la culture pop.

L’exposition réunit plus de 400 bijoux : réalisés par des artistes (Anni Albers, Man Ray, Meret Oppenheim, Alexander Calder, Louise Bourgeois, Lucio Fontana, Niki de Saint Phalle, Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Danny McDonald, Sylvie Auvray…), des bijoutiers d’avant-garde et de designers (René Lalique, Suzanne Belperron, Line Vautrin, Art Smith, Tony Duquette, Bless, Nervous System…), mais aussi des bijoutiers contemporains (Gijs Bakker, Otto Künzli, Karl Fristch, Dorothea Prühl, Seulgi Kwon, Sophie Hanagarth…) ou encore des joailliers (Cartier, Van Cleef & Arpels, Victoire de Castellane, Buccellati…), ainsi que des pièces anonymes, plus anciennes ou non-occidentales (de la Préhistoire, du Moyen-Age, des bijoux amérindiens, du punk et du rap au bijou fantaisie…).

Photographie d'Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)
Photographie d’Evelyn Hofer (1922-2009), Anjelica Huston wearing The Jealous Husband (réalisé par Alexander Calder vers 1940)

Ces pièces, connues et méconnues, uniques, multiples, faites à la main, industriellement, ou par ordinateur, mélangent des esthétiques raffinées, artisanales, amateures, ou au contraire futuristes. Elles vont parfois bien au-delà du bijou et n’hésitent pas à explorer des usages inhabituels.

Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968 platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants taille brillant et baguette pour un poids total de 178,21 carats, eux émeraudes de forme poire (yeux), émail vert, rouge et noir
Collier Serpent, Cartier Paris, commande de 1968
platine, or blanc et or jaune, 2 473 diamants pour un poids total de 178,21 carats, émeraudes, émail vert, rouge et noir

L’exposition s’articule autour de quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Chaque section part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire, et révéler, in fine, la force subversive et performative qui les sous-tend.

Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.
Bague Memneto Mori, vers 1730. Argent, or, émail, cristal de Roche. Collection Katharina Faerber.

Une quinzaine d’installations d’artistes contemporains (Mike Kelley, Leonor Antunes, Jean-Marie Appriou, Atelier EB, Liz Craft…) rythme le parcours en écho avec les sections de l’exposition. Les œuvres présentées questionnent les problématiques du décor, et de l’ornement et ancrent notre relation au bijou dans un rapport élargi au corps et au monde.

Jusqu’au 5 novembre 2017.

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 Avenue du Président Wilson 75116 Paris Tel. 01 53 67 40 00 www.mam.paris.fr

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

© Photo : Robin Hill

© Estate of Evelyn Hofer © 2017 Calder Foundation New-York / ADAGP, Paris 2017

© Cartier,  Photo : Nick Welsh, Cartier Collection

© DR

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